Prêt FMI: plus de 300 milliards de FCFA pour voler au secours du Gabon

Grâce à ce nouvel emprunt le Gabon souhaite financer son Plan d’accélération de la Transformation (PAT) ©DR

Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé ce mercredi 28 juillet 2021, un accord de trois ans au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) en faveur du Gabon pour un montant de 388,8 millions de dollars soit 307,026 milliards FCFA. Un emprunt de plus, pourrait-on dire, qui vise à faire face à la crise de la pandémie de Covid-19 et à venir en appui aux fonds dégagés par l’Etat pour la mise en place du Plan d’Accélération et de transformation de l’Économie gabonaise. 

Les conséquences de la crise de la Covid-19 sur l’Économie sont particulièrement importantes. Dans un logique sous d’autres cieux, la majorité des autres états ont opté pour la sauvegarde de l’économie, le Gabon s’est illustré par une volonté manifestement accrue de préserver l’humain. C’est-à-dire sa population. Une approche à priori payante du gouvernement Ossouka Raponda qui a permis de contenir la propagation de la Covid-19 et par-dessus tout, de sauver des vies. 

Une stratégie qui par ailleurs aura été très préjudiciable à l’économie gabonaise car cette pandémie a accentué les déséquilibres macroéconomiques portant atteinte à l’activité économique et paupérisant le chômage et la pauvreté. C’est justement la position M. Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim du FMI. « L’économie gabonaise se redresse progressivement après le ralentissement économique induit par la pandémie de COVID-19 en 2020. Cependant, la pandémie et la forte baisse des prix du pétrole ont aggravé les vulnérabilités économiques et financières préexistantes, et les perspectives à court terme restent soumises à une grande incertitude et à des risques de détérioration », a-t-il indiqué.  

Si l’économie gabonaise déjà agonisante, montre des signes de rémission, les perspectives restent fortement dépendantes de la trajectoire de la pandémie, du déploiement effectif des vaccins et de la mise en œuvre des réformes structurelles. Le même Mitsuhiro Furusawa pendant le conseil d’administration a justement précisé qu’« Un déploiement lent des vaccins ou de nouvelles vagues d’infection pourraient retarder la reprise jusqu’en 2022 ou au-delà »

C’est pourquoi cet emprunt du Fond Monétaire International ( FMI) de 388,8 millions de DTS (environ 553,2 millions de dollars soit 307,026 milliards FCFA), soit 180% de la quote-part du Gabon aura pour objet de réduire les vulnérabilités budgétaires et de la dette publique, et à favoriser une croissance durable, verte, inclusive et tirée par le secteur privé. «Le nouvel accord au titre du mécanisme élargi de crédit soutiendra le redressement post-pandémique du pays et ancrera la mise en œuvre de réformes. Le rythme de la consolidation budgétaire devrait être aligné sur les besoins de la reprise économique. La politique budgétaire devrait continuer à soutenir la reprise à court terme. Une fois que la reprise reposera sur des bases solides, une consolidation budgétaire plus ambitieuse sera nécessaire pour réduire le niveau de la dette publique et les vulnérabilités macroéconomiques tout en assurant une croissance forte et inclusive», précise le communiqué du FMI.

Enfin, le communiqué du FMI, précise que l’emprunt issu de ce programme  aura également une portée régionale. « Le programme du Gabon est soutenu par la mise en œuvre de politiques et réformes par les institutions régionales de la CEMAC dans les domaines de la réglementation des changes et du cadre de politique monétaire, et pour soutenir une accumulation d’avoirs extérieurs nets au niveau régional, qui sont essentiels à la réussite du programme »

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