Gabon: «Libreville est sale», la lapalissade de Christine Mba Ndutume

Le maire de Libreville Christine Mba Ndutume vient de constater que Libreville est dans un état insalubre ©DR

C’est la phrase ahurissante et un tantinet sidérante sortie par l’édile de la commune de Libreville. En visite le 7 août, dernier des 6 arrondissements de la capitale, Christine Mba Ndutume a fait un constat inédit qui jusque-là, avait selon elle échappé aux populations. Libreville est sale, immonde et répugnant, et comme par hasard, comme venu d’un monde méconnu, le maire de Libreville a découvert ahurie l’état d’une ville dans laquelle, elle y vivait pourtant depuis plusieurs années et dont les problématiques d’insalubrité sont présentes depuis plusieurs années. 

Christine Mba Ndutume, maire de la commune de Libreville a découvert à l’occasion de la journée citoyenne du 7 août que les différents arrondissements de la capitale sont couverts d’immondices. 

C’est du moins ce que l’on peut comprendre de sa déclaration à l’issue de sa visite de terrain dans les différents arrondissements de la capitale. « J’ai effectivement visité la commune de Libreville, les six arrondissements. J’ai fait un constat amer. La ville est sale », a regretté le maire de la commune de Libreville.  Avec une pointe d’ironie, nous sommes triste pour Christine Mba Ndutume qui étrangement parce que devenue maire découvre que « Libreville est sale ». Un fait connu de tous, et qui à l’heure actuelle, ne devrait plus être un constat mais un phénomène, une gangrène dont il faut impérativement trouver des solutions.

Cette énigme insoluble de l’insalubrité manifeste et grandissante de la commune de Libreville, ne doit plus surprendre quiconque, encore moins une personnalité de ce rang. Christine Mba Ndutume est-elle déconnectée de la réalité ? Vit-elle ailleurs ? Ne s’est-elle jamais désolée de voir, dans plusieurs artères de la capitales, des poubelles immondes, et nauséeuses qui jonchent le sol et parviennent jusqu’à la route ? Son odorat n’a-t-il jamais été perturbé par les eaux usées rendant impraticable la voie publique dans certains quartiers ? A t-elle attendu d’être maire de la commune de Libreville et la journée citoyenne pour en faire le constat ? 

Ces questions restent pendantes certes,  mais ont le mérite de révéler la platitude et la banalité du constat fait par l’édile de la commune de Libreville, laquelle en déclarant que « Libreville est sale » n’a fait que répéter une évidence d’antan, donc une lapalissade.  

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