Affi N’guessan: «Laurent Gbagbo est animé par la soif de pouvoir et une volonté de vengeance»

Pascal Affi N’guessan condmane Laurent Gbagbo pour avoir fait le choix de la rupture et la division en quittant le FPI ©DR

C’est en substance ce que retient de la réaction de Pascal Affi N’guessan publiée sur son compte officiel Facebook à l’annonce faite par Laurent Gbagbo de quitter le Front Populaire Ivoirien (FPI) au terme de la rencontre du comité central extraordinaire dudit parti. Pour l’ancien Premier ministre de la Côte d’Ivoire, ce choix n’est que la résultante de la soif de vengeance et de pouvoir de celui qui vient d’être acquitté par la Cour Pénale Internationale. Ainsi donc, Laurent Gbagbo par son initiative, pourtant chantre de la réconciliation et du dialogue, acte pour Affi N’guessan, la rupture et la division de sa famille politique. La rédaction de Dépêche241 publie in extenso, la réaction de l’homme politique. 

« A l’issue d’une rencontre avec ses sympathisants ce lundi 9 août 2021, le Président Laurent Gbagbo vient d’annoncer qu’il abandonne la bataille inopportune et destructrice qu’il mène depuis 7 ans contre le Fpi et qu’il « va créer un autre parti avec le même contenu».

Ainsi, en réponse à ma demande d’audience, à ma volonté de dialogue en vue de l’unité du Fpi, Laurent Gbagbo a choisi la rupture et la division. Il enterre l’espoir qu’avaient nos militants, nos électeurs, nos sympathisants, en l’unité de la gauche, en la réconciliation de notre famille politique. Il endosse de manière assumée devant nos compatriotes et devant l’histoire la responsabilité du schisme qui marque désormais l’épopée du Fpi.

Et pourtant ses visites et ses embrassades avec ses tourmenteurs d’hier avaient laissé penser qu’il était véritablement le chaînon manquant de la réconciliation nationale et qu’il aurait à cœur d’œuvrer à l’unité de notre parti. Hélas !

Cette décision, dictée essentiellement par la soif de pouvoir et la volonté de revanche, constitue un défi à notre force de caractère, à nos convictions idéologiques et à notre maturité politique. 

Pour ma part, j’assure les militants et sympathisants du Fpi, l’opinion nationale et internationale de ma ferme volonté de poursuivre ma mission pour la renaissance du parti en vue de la reconquête du pouvoir en 2025.

Je continuerai de me battre pour les valeurs de démocratie et de progrès que nous avons autrefois partagées. Hauts les cœurs, la lutte continue ! »

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