Affaire Kelly Obiang: privés de leurs salaires depuis 30 mois les gendarmes relaxés lancent un SOS à Ali Bongo

Les gendarmes accusés par le biais de leurs famille broient du noir et en appellent à la clémence du numéro 1 Gabonais ©DR

Libreville, le 23 août 2021 (Dépêches 241). Devant la précarité des 5 gendarmes relaxés dans l’affaire du coup d’État du 7 janvier 2019, leurs familles réunies au sein d’un collectif, ont décidé de manifester récemment à Libreville, afin d’implorer le rétablissement des salaires des 5 militaires suspendus depuis près de 30 mois rapporte Radio France International (RFI). 

Près deux mois après leur acquittement dans l’affaire de la tentative du coup d’état manqué par Kelly Obiang et ses hommes, les 5 gendarmes en faction à Gabon Télévision le 7 janvier 2019, jour de la tentative de Putsch, continuent de broyer du noir. En effet, depuis près de 30 mois leurs émoluments ont été suspendus. 

Clochardisés, maintenus dans un situation de précarité ces pères de famille sont depuis plusieurs mois dans une situation de détresse absolue. Une constatation qui a poussé le collectif monté par les parents de ces derniers à pousser un SOS à l’endroit des plus hautes autorités du pays. « Ils vivent encore misérablement. Ce sont des pères de famille, ce sont des piliers de leurs familles. Si un pilier ne parvient pas à acheter un bout de  pain, qui va acheter le bout de pain à la famille », a déclaré la présidente du collectif des parents des militaires relaxés Yolande Avomo, à l’occasion d’une manifestation organisée à Libreville le weekend écoulé. 

Conscient de ce que la solution ne peut émaner que de la première autorité de la République, le collectif a imploré Ali Bongo Ondimba de se saisir de cette affaire, afin qu’un épilogue soit trouvée. « Ces enfants demandent que le Président saisisse la gendarmerie et qu’il fasse tout ce qu’il faut pour qu’ils soient réintégrés et que leurs trente mois de salaire soient réglés », a conclu Yolande Avomo sur les ondes de RFI.

Reste à comprendre pourquoi alors qu’ils sont relaxés dans cette affaire, la Gendarmerie nationale dirigée par le Général de Brigade Yves Barrasouaga n’a toujours pas réintégré ces hommes qui n’ont eu pour seule faute que le fait d’avoir été présents pour leur garde comme d’ordinaire et comme planifié par leur hiérarchie. 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

*