Bongoville: quand le Préfet boycotte l’AG de Dynamique Unitaire

Madame Yembi Yembi, conseillère de Jean Rémy Yama séquestrée dans les locaux de l’école publique de Bongoville DR ©

Les leaders de l’organisation syndicale Dynamique unitaire, ont récemment vécu un calvaire à Bongoville. Selon certaines indiscrétions, ces derniers auraient été séquestrés dans une école de la localité, le mercredi 1er septembre 2021. Et le commanditaire de cet acte, ne serait autre que Jean de Dieu Oyessi W’onfouya, le préfet du département de la Djouri-Agnili. Quelques semaines après avoir boycotté le séjour de Barro Chambrier dans la province du Haut-Ogooué.  

Certains responsables politiques du Haut-Ogooué n’ont décidément pas le sens de l’hospitalité. Après les événements antidémocratiques survenus dans la localité d’Okondja pendant la tournée politique de l’opposant Alexandre Barro Chambrier, le tour est revenu à Dynamique Unitaire de faire les frais du comportement inamical d’un haut cadre de la province. En effet, dans le cadre de ses activités de sensibilisation, les responsables de la centrale syndicale qui souhaitaient occuper les locaux de l’école Communale A de Bongoville afin d’échanger avec les travailleurs de la localité ont été contraints d’organiser leur rencontre sur la voie publique.

La confédération syndicale Dynamique Unitaire dirigée par Jean Rémy Yama, a annoncé avoir été séquestrée dans l’école communale A de Bongoville, alors qu’ils avaient aménagé les lieux pour accueillir leurs collègues et sympathisants. Une confirmation faite par  Armelle Yembi, qui s’est exprimée dans une vidéo abondamment partagée sur les réseaux sociaux ces derniers jours. L’ordre de barricader les entrées de l’école, dans laquelle ils se trouvaient, serait venu de Jean de Dieu Oyessi W’onfouya, préfet du département. Aussi, pour cette militante de Dynamique unitaire, il s’agit d’une « entrave à la liberté syndicale », s’est-elle indignée. C’est dans ce sillage, qu’elle a profité pour prendre à témoin, l’opinion nationale et internationale, sur les risques que pourraient constituer de tels comportements, surtout lorsqu’ils émanent d’une autorité.

Un énième acte de violation des libertés fondamentales, dans cette province du pays, qui n’est pas du tout sans conséquence, pour l’unité des filles et fils du Gabon. Car, ce sont là des actions qui pourraient concourir à un sentiment anti-altogoveens. Vivement que les plus hautes autorités du pays, en tête desquelles le chef de l’État Ali  Bongo ondimba, tape du poing sur la table, afin de stopper ces comportements qui n’honorent nullement l’image du Gabon à l’international.

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