Gabon: accusé d’avoir usurpé la nationalité gabonaise BLA sera jugé ce 22 septembre

Brice Laccruche Alihanga est depuis plusieurs mois maintenant aux prises avec la justice gabonaise ©DR

Libreville, 20 septembre 2021 (Dépêches241). Brice Laccruche Alihanga est loin d’en avoir terminé avec les déboires judiciaires. Alors que l’affaire de détournement des fonds et de blanchiment des capitaux, l’ayant conduit dans les geôles de la prison centrale n’a pas encore connu son épilogue, voilà que l’ancien proche du chef de l’État est encore porté devant les juridictions pour d’autres faits. Ceux d’usurpation de la nationalité gabonaise pour lesquels il sera jugé ce mercredi 22 septembre 2022. 

De tout-puissant Directeur de cabinet civil et politique du Chef de l’État, à repris de justice, symbole de la déviance administrative et de la criminalité aux col blanc, la trajectoire prise par Brice Laccruche Alihanga est extraordinairement nocive. Emprisonné à la prison centrale depuis près de 2 ans au terme du scandale politico-financier né de l’opération Scorpion, le président de la jadis toute-puissante Ajev est de nouveau sous les feux des projecteurs mais pour les mauvaises raisons comme d’ordinaire depuis 2 ans. 

BLA comme il était affectueusement appelé par ses fans et inconditionnels fait actuellement face à une accusation née d’une plainte introduite par le ministère Public sous le chef d’accusation de faux et usage de faux et de falsification de documents administratifs. Dit autrement, la justice gabonaise accuse l’ancien homme fort du Gabon, d’avoir usurpé la nationalité Gabonaise sans laquelle il n’aurait pas pu accéder à certaines fonctions au sommet de l’État. 

Au cœur de cette audience prévue dans 2 jours, sera soulevée la question de la compétence ou non du juge pénal de la correctionnelle notamment, à juger cette affaire de faux en écriture administrative. En effet, un juge ne peut être saisi d’une cause, que dans la mesure où les dispositions sur l’organisation judiciaire et celles qui fixent les règles de procédure, lui donnent le pouvoir de la juger. Ce pouvoir, c’est la “Compétence”. 

Les débats seront donc dirigés sur cet aspect ce 22 septembre. A noter que l’usurpation de nationalité est un délit puni par les dispositions de l’article 122 du Code pénal gabonais. Lequel nous enseigne que « Le fait de se faire délivrer indûment, par une administration publique, ou par un organisme chargé d’une mission de service public, par quelque moyen frauduleux que ce soit, un document destiné à constater un droit, une identité ou une qualité, ou accorder une autorisation, est puni de cinq ans d’emprisonnement au plus et d’une amende de 5.000.000 de francs au plus. »

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