Accusations de viols contre les casques bleus gabonais: « les auteurs devront répondre de leurs actes» dixit Yves Ditengou

les casques bleus gabonais à Bangui ©DR

Libreville, le 30 septembre 2021 (Dépêches 241). C’est la petite phrase lancée par Yves Ditengou, au cours d’une cérémonie solennelle organisée récemment sur la place d’armes du 1er régiment parachutiste gabonais, et à laquelle prenait part le contingent des casques bleus “viré” manu-militari de Bangui. En présence de plusieurs hauts responsables de l’armée, le Chef d’État major général des forces armées gabonaises a déclaré que des sanctions seront prises contre les auteurs de ces actes ayant terni l’image du drapeau. 

Un peu plus de deux semaines après son expulsion de Bangui suite à des accusations de viols et d’exploitations sexuels, le contingent des casques bleus gabonais de la Minusca était face au Chef d’État major général des forces armées gabonaises, le général de Brigade Yves Ditengou, à l’occasion d’une cérémonie solennelle à Libreville. 

Le patron de l’armée gabonaise, a saisi cette opportunité pour rappeler à ses hommes, qu’une enquête avait été ouverte pour faire faire la lumière sur cette affaire, qui a profondément terni l’image du pays sur la scène internationale. « Les accusations qui ont été portées contre les contingents gabonais successifs, font actuellement l’objet d’une enquête approfondie, menée de concert par les instances onusiennes et une commission gabonaise de haut-niveau» a déclaré Yves Ditengou. 

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Le général de Brigade a promis des sanctions fermes si les accusations portées contre les militaires gabonais étaient avérées, «il s’agira de déterminer la véracité des faits. Et si ceux-ci sont avérés, identifier les niveaux de responsabilités. Dans ce dernier cas, les auteurs devront répondre de leurs actes devant les tribunaux et seront sanctionnés avec la plus grande rigueur» a lancé par la suite le Chef d’État major général des forces armées gabonaises. 

Le 15 septembre dernier, le contingent de 450 militaires gabonais de la Minusca avait été prié par l’ONU de quitter la Centrafrique à la suite d’accusations d’abus sexuels. 

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