Bakoumba: auteurs d’un homicide ils enterrent la victime dans la forêt de Mibenga

Le corps sans vie de Mavoungou Platine Amouna sorti de terre par les forces de l’ordre et le médecin du centre médical de Bakoumba

Libreville, 7 octobre 2021 (Dépêches 241). La dépouille mortelle de Mavoungou Platine Amouna, un sujet Kino-congolais a été retrouvée hier mercredi 6 octobre, ensevelie dans la forêt de Mibenga située dans la région de Bakoumba (sud-est du Gabon). Suspectés d’avoir inhumé l’homme sur les lieux, sans avoir fait de déclaration aux agents des forces de l’ordre, Régis Umvounwu âgé de 17 ans originaire du Congo Brazzaville, et Armand Tagoue âgé de 33 ans de nationalité camerounaise, sont actuellement en garde à vue dans les mains des unités de gendarmerie.  

L’affaire défraie depuis quelques heures la chronique, dans la ville de Bakoumba située dans le département de la Lekoko. En effet, sur les indications d’un individu qui a souhaité gardé l’anonymat, les gendarmes de la brigade de la bourgade, ont été informés le 24 septembre dernier, de ce qu’un sujet Kino-congolais, avait été inhumé en secret, dans la forêt aurifère de Mibenga par des orpailleurs sans en avoir informés les autorités administratives, militaires et judiciaires.  

À l’issue d’une enquête rondement menée avec le concours des éléments de la Brigade de Moanda, les gendarmes de la ville de Bakoumba, ont réussi à mettre la main sur Régis Umvounwu un sujet âgé de 17 ans, originaire du Congo-Brazzaville et Armand Tagoue un camerounais, âgé de 33 ans. Deux hommes, qui après avoir conduit les agents sur le lieu du drame, reconnaîtront avoir enterré le nommé Mavoungou Platine Amouna, sans faire de déclaration aux forces de l’ordre. Et de préciser qu’ils ont décidé de l’ensevelir, après qu’un arbre tombé malheureusement sur lui, ait entraîné sa mort.  

Des suspicions de meurtres et d’homicides dans la forêt de Mibenga 

Une version des faits qui peine à faire l’unanimité dans la région. Il se susurre en effet selon certaines sources sur place, que cette zone serait très mortifère. Il y aurait régulièrement des assassinats non déclarés, car les auteurs des crimes selon certaines indiscrétions,  après la réalisation de leurs forfaits, enterrent tout bonnement leurs victimes en catimini dans les forêts. 

Dans tous les cas, les forces de forces de l’ordre sont à pied d’œuvre pour faire la lumière sur cette affaire qui pourrait déboucher sur la mise à nue d’un vaste réseau de meurtriers essentiellement étrangers dans cette partie du Haut-Ogooué. 

Nous y reviendrons.

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