Commonwealth: Le Parlement défend la candidature du Gabon

Les députés ont vanté au Commonwealth les efforts du Gabon dans le respect des droits de l’homme ©DR

Libreville, le 27 octobre 2021 (Dépêches 241). La question des droits de  l’Hommes était au cœur des échanges entre les  parlementaires gabonais et une délégation du  Commonwealth qui séjourne depuis quelques jours à Libreville. Les parlementaires conduits par Blaise Louembé ont tenté de faire croire à leurs hôtes que le Gabon est un pays attaché au principe du respect des droits de l’Homme et dispose d’une batterie de loi en la matière. 

Le Gabon affiche clairement sa volonté de faire partie de Commonwealth. Depuis quelques jours, le pays d’Ali Bongo Ondimba est en opération de charme pour tenter de séduire les membres de l’organisation anglo-saxonne en mission de travail à Libreville.  En effet, le 19 octobre 2021, une délégation du secrétariat général du Commonwealth conduite par Lindford Andrews,  a échangé avec les membres de la commission des affaires étrangères, de la coopération internationale, de la défense nationale et de l’intégration régionale du parlement gabonais que présidé l’honorable par Blaise Louembé. 

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Au cœur de leur échange, la question des droits de l’homme, et le rôle de l’Assemblée nationale en la matière. « Nous avons fait comprendre à la délégation que le Gabon est un pays attaché aux droits de l’Homme, un pays parti pris aux grands traités et conventions sur les droits de l’Homme, et qu’il ya un travail qui se fait pour traduire toutes ces conventions en lois internes » Rapporte le parlementaire Noël Nelson M’Essonne cité par Gabonreview. 

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Le chef de la délégation du Commonwealth, Lindford Andrews est pour sa part revenu sur le principe de la séparation des pouvoir au Gabon. « L’Assemblée nationale est un organe clé dans la séparation des pouvoirs, et le Commonwealth a à cœur ce principe.  Il était donc important pour nous de venir discuter avec les membres du Parlement sur ces sujets et sur d’autres » a-t-il déclaré. 

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Rappelons toutefois que le Gabon à encore fort à faire s’agissant de la question des droits de l’homme. L’opinion a encore en mémoire la crise post-électorale de 2016 ponctuée par une répression meurtrière sans précédent. En outre, l’on ne peut évoquer la question des droits de l’homme au Gabon sans mentionner les conditions carcérales pénibles et délétères des prisonniers politiques, des formes de restriction des libertés d’expression et de réunion renforcées par le prétexte de la crise sanitaire actuelle. 

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