Éducation nationale : les enseignants grévistes sous bon de caisse dès ce mois de novembre

les enseignants affiliés à la Conasysed et le Sena pourraient être mis sous bon de caisse DR

Libreville, le 10 novembre 2021 (Dépêches 241). Le ministère de l’éducation nationale menace de mettre les enseignants grévistes sous bon de caisse dès cette fin du mois de novembre. C’est l’annonce faite par le secrétaire dudit ministère, Théodore Koumba dans une note datée du 8 novembre dernier. Cette mesure s’adresse essentiellement aux enseignants membres de la coalition Sena-Conasysed qui ont décidé de maintenir le piquet de grève.

Dès ce mois de novembre, tous les enseignants grévistes seront mis sous bon de caisse. C’est ce qui ressort d’une note datée du 8 novembre 2021, signée du secrétaire général du ministère de l’éducation nationale, Théodore Koumba. « La mise en bon de caisse litige sera systématique dès ce mois de novembre 2021 pour les agents dont l’absence sera constatée à leur poste de travail » a-t-il écrit.

Cela fait plus d’un mois que le secteur de l’éducation au Gabon est paralysé. En cause les enseignants réunis au sein de la coalition Sena-Conasysed qui revendiquent un meilleur traitement et des avancées de leurs situations administratives, n’ont toujours pas retrouvé le chemin des salles de classe en cette nouvelle rentrée scolaire. Les cours sont depuis perturbés. Conséquences : des milliers d’enfants sont privés d’enseignants. Il n’en fallait pas plus pour que Théodore Koumba s’insurge contre « des agents qui s’arrogent la liberté de perturber, à non point finir le fonctionnement des établissements en enfreignant la mission qui est la leur ».

Cette mesure de suspension de solde s’adresse donc aux enseignants qui ont décidé de maintenir le piquet de grève. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à défaut de résoudre les problèmes de ses agents, le ministère de l’éducation nationale a opté pour  la manière forte, menaçant de frapper aux portefeuilles des enseignants. Reste à savoir si ces derniers vont céder à cette nouvelle menace, avant de rencontrer le premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda comme ils l’exigent. 

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