Affaire Laccruche Alihanga: un refus de faire appel qui acte sa défiance envers le système judiciaire gabonais ?

Brice Laccruche Alihanga DR

Libreville le 11 novembre 2021 (Dépêches 241). Condamné récemment à 5 ans de prison ferme dans un procès qui l’opposait à l’Etat gabonais pour avoir menti sur l’identité de son père, Brice Laccruche Alihanga aurait décidé de ne pas faire appel de cette condamnation. Une annonce faite par son conseil Me Jean Paul Moubembe, nous rapporte nos confrères de Gabon Actu. 

L’ancien tout puissant Directeur de cabinet civil et politique du président de la République Ali Bongo Ondimba, ne croit-il plus en la justice gabonaise ? S’est-il résigné à l’idée d’être jugé objectivement telle que le recommande notre loi fondamentale ? 

Ce sont les interrogations que l’opinion est en droit de se poser légitimement au regard de la décision prise par Brice Laccruche Alihanga quelques jours après l’audience au terme de laquelle il a écopé de 5 ans de prison ferme et 5 millions d’amendes. « Il a décidé de ne pas faire appel. J’ai longuement discuté avec lui. Il n’a pas voulu », a confié l’avocat. 

Un refus qui interpelle tant l’homme s’était dit résolument prêt à se battre pour son innocence et sa liberté. Brice Laccruche Alihanga s’est-il résigné ? A t-il baissé les bras ? Pense-t-il qu’avec une justice aux ordres et non indépendante, les décisions sont biaisées d’avance ? 

Dans tous les cas, l’ancien proche du Chef du Chef de l’État est dans une bien mauvaise posture, surtout quand sait que son procès pour détournement, blanchiment et concussion né de l’affaire Scorpion n’a pas encore connu son épilogue. 

A noter que « le messager intime » avait été entendu et jugé en correctionnel pour usage présumé de moyens frauduleux pour l’établissement de documents administratifs lui permettant d’obtenir le certificat de nationalité gabonaise. Ce dernier s’était fait un certificat de nationalité dont le père est Monsieur Alihanga en lieu et place de Monsieur Fargeon son père français, visiblement son géniteur. 

Une situation qui a conduit le parquet à revoir le chef d’accusation. De falsification des documents administratifs, le ministère public l’a jugé puis condamné pour le fait d’avoir menti sur l’identité de son père.

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