Libreville : les écogardes organisent un sit-in devant le Trésor public

les écogardes devant les locaux du Trésor public à Libreville ©DR

Libreville, le 18 novembre 2021 (Dépêches 241). Les écogardes du Gabon organisent depuis le 16 novembre, un sit-in devant le Trésor public de Libreville. Selon le Secrétariat Exécutif de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) du Gabon, cette administration financière serait à l’origine de la récurrence des retards de salaires qui plongent ces gardiens de l’environnement dans la précarité.

Ils ont tenu parole. Les écogardes du Gabon sont depuis mardi matin devant le Trésor public de Libreville pour réclamer deux mois de salaires impayés.  Ces derniers avaient, depuis quelques jours, déposé un préavis de grève sur le table de leur hiérarchie. 

Réunis au sein du Syndicat national des écogardes du Gabon (Syneg), ces employés de l’ANPN ont adressé un courrier au Trésorier payeur général pour « solliciter des éclaircissements par rapport au aux retards récurrents des salaires du personnelle de l’ANPN »

Soulignons que le Secrétaire Exécutif de l’ANPN a toujours tenu le Trésor Public pour responsable de cette situation récurrente de retards de salaires. Pour le syndicaliste Sosthène Ndong Engonga, le Trésor public serait donc à même de mettre un terme à ce phénomène de précarité dans lequel se trouve le personnel de l’ANPN. 

Il convient de préciser que les écogardes jouent un rôle primordial dans la préservation et la protection de la biodiversité au Gabon. Raison pour laquelle,  Marc Ona Essangui, défenseur de l’environnement, interpelle les plus hautes autorités sur les problèmes que vivent les écogardes. « Avant d’aller faire le show hors du pays (allusion à la Cop 26) pour se présenter comme le meilleur en terme de protection de l’environnement, il faut d’abord résoudre le problème des gardiens de cet environnement dans les parcs nationaux » tance-il. 

Alors qu’au Gabon, il est impossible d’entrevoir la préservation de l’environnement sans les écogardes, la lettre verte, un média spécialisé sur les questions environnementales,  rapporte que ces professionnels auraient des salaires qui oscillent entre 160 000 et 250000 fcfa. 

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