Front social : la Fecorefi en grève générale illimitée

la Fecorefi entend contraindre le gouvernement à satisfaire ses revendications ©DR

Libreville, le 25 novembre 2021 (Dépêche 241). Le Syndicat des régies financières  (Fecorefi) a, à l’issue d’une assemblée générale tenue le 24 novembre, décidé d’observer une grève générale illimitée. Ces derniers revendiquent entre autres, le paiement intégral de leurs primes, et la régularisation des situations administratives de plusieurs agents. Conscient des conséquences d’une telle décision, le gouvernement ouvre enfin la porte des négociations.

Après un préavis de 8 jours déposé auprès de  sa tulle le 12 du mois en cours, la Fecorefi a déclenché ce mercredi 24 novembre, une grève générale illimitée.

C’est au cours d’une assemblée générale tenue à l’esplanade du ministère du Budget, que les agents  des régies financières ont décidé à mains levées et à l’unanimité de durcir leur mouvement de grève entamé depuis plusieurs mois. 

En cause, le mutisme du gouvernement face aux revendications de ces agents. Lesquels revendiquent  entre autres, le versement intégral de l’Intéressement spécifique (IS) et la Prime à la performance budgétaire (PPB), en plus de la régularisation des situations administratives de plusieurs d’entre eux. Pour parvenir à leur fin, lesdits agents ont décidé de durcir le ton. « Cette  grève ne prendra fin que lorsque nous allons trouver une solution définitive à la crise à la régies financières », a indiqué Sylvain Ombindha Talheywa III, porte-parole du Fecorefi. Non sans rappeler les démarches entreprises auprès de la tutelle pour une sortie de crise. « Nous avons sollicité plusieurs fois des audiences auprès de madame le premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda et auprès des ministres concernés (…) personnes n’a réagit », explique-t-il tout en prévenant que cette grève sera extrêmement dure.

Conscient de ce que ce grand rassemblement déboucherait sur une grève générale illimitée, le gouvernement à fait parvenir le 23 novembre, un courrier aux leaders syndicaux, les invitant à la table des négociations. Une attitude perçue comme une moquerie par Sylvain Ombindha Talheywa III..

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