Grogne à la prison centrale: Les prisonnières obtiennent de la tutelle le transfert dans un nouveau quartier et la Cnamgs pour toutes

Les détenues ont pu obtenir de Erlyne Antonella Ndembet la satisfaction de certaines leurs revendications ©DR

Libreville le 6 décembre 2021 (Dépêches 241). En grève de la faim depuis le 25 novembre dernier, les détenues de la prison centrale de Libreville qui dénonçant une certaine maltraitance et une violation de leurs droit avaient demandé à rencontrer la ministre de la Justice Erline Antonelle Ndembet. Si elles n’ont pas pu rencontrer la tutelle, cette dernière a tout de même convoqué les responsables de l’établissement pénitencier. De cette réunion, les décisions de transférer les détenues dans un autre quartier et de les affilier à la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS) ont, entre autres, été prises. 

Le mouvement d’humeur entamé depuis un peu moins de 3 semaines par les prisonnières au sein de la prison centrale de Libreville semble avoir porté ses fruits. Leurs plaintes, récriminations et revendications sont finalement tombées dans la bonne oreille à savoir celle de la tutelle. C’est en cette occurrence que la ministre de la Justice et des Droits de l’homme a reçu en audience une délégation de la hiérarchie pénitentiaire conduite par le général de Division Jean Germain Effayong Onong. 

Au sortir de cette audience, Erline Antonelle Ndembet a d’abord énuméré les revendications des détenues. « Elles revendiquent certaines situations. Notamment, le fait de ne pas être toutes à la CNAMGS, le fait de ne pas manger de manière variée, etc », a indiqué Erlyne Antonela Ndembet épse Damas dans des propos relayés par nos confrères de Gabonreview.  

LIRE AUSSI: Violences faites aux femmes: les détenues de la prison centrale se disent maltraitées

Des revendications, prises à bras le corps par la ministre de la Justice qui de façon pragmatique a décidé d’y apporter des solutions. « S’agissant de la CNAMGS, nous allons saisir les Affaires sociales afin de nous accompagner dans l’immatriculation de certaines femmes », a-t-elle rassuré. 

Par ailleurs, aux fins d’améliorer les conditions d’incarcération de ces dernières, Erlyne Antonela Ndembet a indiqué que les détenues seront transférées très prochainement dans un nouveau quartier. Un quartier qui améliorera considérablement la vie de ces femmes au sein du pénitencier de Libreville. « Dans un mois environ, les femmes vont déménager de leur quartier », car a-t-elle précisé, « Nous avons construit un nouveau quartier dans lequel il y aura toutes les commodités pour que les droits de l’Homme puissent être respectés », a-t-on pu lire dans un média confrère. 

Pour rappel, les détenues femme de « Sans famille » avait initié un mouvement d’humeur dont une grève de la faim le 25 novembre dernier à l’occasion de la tenue des 16 jours d’activisme contre les violence faites aux femmes. Elles dénonçaient entre autres de la maltraitance, la violation de leur droit dont celui du droit à la santé. 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

*