ENS: le conseil d’établissement réclamé par les élèves professeurs exclus ne se tient pas faute de moyens selon la direction

Les dirigeants de l’ENS continuent de se vautrer dans la condescendance et l’irrévérence concernant sur l’affaire des élèves professeur exclus ©DR

Libreville, le 8 décembre 2021 (Dépêches 241). C’est l’une des informations à retenir de l’interview que le Dr Hugues Massimba Dimama, Directeur des études des cycles préparatoires de l’ENS, a accordé au média en ligne Sud Télégramme. Le conseil d’orientation, censé réexaminer la décision du conseil de discipline qui avait prononcé l’exclusion arbitraires des 4 élèves-professeurs de l’Ecole normale supérieure, ne s’est pas tenu faute de moyens financiers. 

On en sait un peu plus sur les raisons pour lesquelles, le conseil d’orientation, censé examiner l’appel déposé par les 4 élèves-professeurs de l’Ecole Normale Supérieure (ENS), en vue de contester leur exclusion arbitraire, n’est toujours pas organisé. Dans une interview accordée à notre confrère Sud Télégramme, le Dr Hugues Massimba Dimama, Directeur des études des cycles préparatoires a apporté des éclaircissements sur la question. 

En effet, aussi rocambolesque que cela puisse paraître, ledit conseil d’orientation n’est pas organisé plus de 8 mois après le recours déposé par les élèves-professeurs pour des raisons financières selon l’administration de l’ENS. « Le conseil d’orientation, qui ne traite pas que des questions disciplinaires, doit faire suite aux journées pédagogiques qui doivent être organisées cette année. Sauf que pour des raisons financières, cette organisation n’a pas encore pu se faire »,  a déclaré le Dr Massimba Dimama dans son interview. 

Une incongruité, qui pourrait tout bonnement coûter la vie aux élèves-professeurs exclus arbitrairement, qui depuis près de 15 jours ont entamé une grève de la faim, pour exiger que la justice leur soit rendue. Attend-t-on que le drame se produise pour enfin réexaminer cette décision jugée disproportionnée par l’opinion publique ? C’est la question que de nombreux observateurs avertis de la vie politique se posent au regard surtout de l’insensibilité criarde et diabolique dont fait montre le directeur de l’ENS face à cette situation.

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