Education nationale : Mouguiama-Daouda conditionne l’octroi des bons de caisses aux enseignants grévistes par la signature d’une lettre d’engagement

La perfidie en bandoulière Patrick Mouguiama Daouda veut contraindre les enseignants à se compromettre pour vivre ©DR

Libreville le 23 décembre 2021 ( Dépêches 241). Le ministre de l’Education nationale, Patrick Mouguiama-Daouda semble vouloir pousser le vice à son paroxysme. En effet, ce dernier a décidé de conditionner de façon éhontée, veille des fêtes, l’octroi des bons de caisses des enseignants grévistes séquestrés par ses soins, par la signature d’une lettre d’engagement. Il pense ainsi mettre un frein à la grève qui secoue le secteur de l’éducation depuis plus de trois mois par ce chantage qui pue la fourberie et la perfidie. 

Alors que plusieurs enseignants ont été privés de leurs bons de caisses du mois de novembre en raison de leur participation à la grève menée par la coalition Sena-Conasysed, le ministre de l’Education nationale, Patrick Mouguiama Daouda n’a pas trouvé mieux comme solution que de conditionner l’octroi de ces titres de paiement par la signature d’une lettre d’engagement. 

Ainsi, en signant ledit document, les enseignants s’engagent  « à respecter les dispositions de l’article 42 de la loi n°001/2005 ; portant statut général de la fonction publique qui stipule que :  L’agent public est tenu d’occuper l’emploi auquel il est nommé et le poste d’affectation correspondant, sous peine de sanction disciplinaire pour abandon de poste, en contrepartie de la restitution de son bon de caisse », a-t-on pu lire. 

Le document querellé imposé par Douda Mouguiama ©DR

Une méthode pour le moins cavalière et dédaigneuse qui n’a pas manqué de faire réagir le secrétaire général du Sena, Fridolin Mve Messa. « Ce document viole lourdement la Constitution », s’est-il indigné. Une indignation partagée par le membre de la société civile, membre du Copil Citoyen Geoffroy Foumboula Libeka: « Ce genre de pratique est une honte pour notre pays. Comment peut-on réduire aussi bas une administration ? » s’est-il interrogé. 

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