Mouvement des casseroles : Gaël Koumba Ayoune et Hoffman seront fixés sur leur sort le 21 Janvier prochain

Geäl Koumba Ayoune et son acolyte Hoffer Edou Mve attendent d’être fixés sur leur sort ©DR

Yaounde, le 11 janvier (Dépêches 241). Général des Mapanes autoproclamé Gaël Koumba Ayoune et son acolyte Hoffer Edou Mve dif Hoffman ont récemment comparu devant le tribunal correctionnel de Libreville, pour outrage au chef de l’Etat et incitation à la révolte lors du mouvement des casseroles, qui avait fait deux décès en février 2021, suite à l’intervention de la police, un procès qui connaîtra son épilogue le 21 janvier prochain. 

Incarcérés depuis plusieurs mois à la prison centrale de Libreville, Gaël Koumba Ayoune et Hoffer Edou Mve alias Hoffman sont poursuivis pour outrage au chef de l’Etat, outrage à la police et association de malfaiteurs dans l’affaire du mouvement des casseroles, qui avait mobilisé de nombreux Librevillois, protestant contre les mesures gouvernementales drastiques, prise dans la lutte contre la Covid19. Ainsi, le ministère public exprime que les mis en cause sont reprochés de plusieurs griefs. Précisément, les notes vocales et une vidéo, qui accable le rappeur et producteur Hoffer Edou Mve, figure des quartiers sous intégrés de Libreville (les PK). 

Protestant contre toutes ces accusations, qu’il juge sans preuves tangibles, l’avocat de la défense, Me Pie Makanga Missamou, a plaidé le bénéfice du doute pour Hoffman et la relaxe pure et simple de ses clients, estimant qu’on ne saurait condamner des personnes sur la base d’un faisceau d’indices. Dans cette affaire, estime l’avocat, ils ne sont ni constitutif d’une infraction ni même d’intention. « C’est un dossier à mon humble avis vide. Il n’est pas suffisamment solide pour les infractions reprochées à M. Edou Mve. C’est impossible qu’il puisse outrager le chef de l’État, outrager les forces de l’ordre, inciter à la révolte. Mais en ce qui concerne le soutien envers le chef de l’État, ils (avec Gaël Koumba Ayoune – NDLR) sont loyaux et têtus en ce sens que rien, ni personne ne pourrait les amener à changer leur position. Ces messieurs devraient être mis en liberté pour qu’ils continuent à soutenir la politique du chef de l’État », a-t-il plaidé durant le cette audience.

Deux figures bien connues du milieu de la jeunesse gabonaise, que Me Pie Makanga Missamou a présenté comme des soldats indéfectibles du président Ali Bongo Ondimba, et qui ne peuvent pas, par conséquent, outrager le chef de l’Etat. Cependant, le verdict de l’affaire a été renvoyé au 21 Janvier 2021 par le tribunal correctionnel de Libreville.

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