Mesures restrictives : la SEEG refuse d’entrer en grève et privilégie le dialogue

la SEEG ne mettra pas à exécution sa menace d’entrée en grève ©DR

Libreville, le 13 janvier 2022 (Dépêches 2041). Le syndicat du personnel du secteur Eau et Électricité du Gabon (Sypeg) a décidé de ne pas entrer en grève  pour protester contre les nouvelles mesures restrictives prises par le Gouvernement pour lutter contre la covid-19. En effet, la Société d’Eau et d’Énergie du Gabon (SEEG) est une entreprise de service essentielle, son personnel n’est de ce fait pas soumis à la même rigueur dans l’application des nouvelles mesures gouvernementales.

Le syndicat du personnel du secteur Eau et Électricité du Gabon (Sypeg) présidé par André Avellin Mbagou a décidé de ne pas entrer en grève le 11 janvier comme annoncé, en dépit  de la non satisfaction de leurs revendications posées sur la table du Gouvernement. 

En effet, alors qu’ils s’étaient opposés à l’application des deux arrêtés pris par  le Gouvernement, désormais transformés en décret, dans le cadre de la lutte contre la covid-19, les syndicalistes avaient déposé un préavis de grève de 10 jours avant d’entamer des négociations avec la direction générale de la SEEG, puis le ministre de tutelle Alain Claude Billie-Bi-Nze. « Il y a eu deux arrêtés fixant les nouvelles mesures gouvernementales contre le covid-19. Ces mesures ont mis mal à l’aise les travailleurs du secteur, parce qu’il y avait plusieurs incompréhensions. Or, dit-on, de la discussion jaillit la lumière. Les choses qui pouvaient être mal interprétées nécessitent simplement un tour de table comme celui que nous avons eu avec le ministre pour mieux comprendre », explique André Avellin Mbagou. 

Ainsi, à l’issue de leur réunion avec le membre du Gouvernement, il a été rappelé aux  syndicalistes que la SEEG est une entreprise de services essentiels, ses travailleurs ne sont de ce fait pas soumis à la même rigueur que l’ensemble de la population dans l’application des nouvelles mesures gouvernementales. Un argument qui contraint André Avellin Mbagou à surseoir son mouvement de grève, le temps, dit-il, de consulter ses camarades syndiqués afin de décider ensemble, des nouvelles actions à mener.

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