Tchibanga: les enseignants séquestrent le directeur d’académie provinciale

Image illustrative Ville de Tchibanga ©DR

Libreville, le 28 janvier 2022, (Dépêches 241). Si le mouvement de grève des enseignants est quasiment à l’arrêt à Libreville suite à l’ouverture des négociations entre le Ministère de L’Éducation nationale et la Coalition Sena-Conasysed, à l’intérieur du pays, ces  professionnels de L’éducation continuent de manifester. A Tchibanga, dans la Nyanga, ces derniers sont accusés d’avoir séquestré le Directeur d’Académie provinciale pour réclamer  leurs bons de caisse détenus par la tutelle. 

Alors que le mouvement de grève des enseignants est quasiment à l’arrêt à Libreville la capitale, suite à l’ouverture des négociations entre le ministère de l’Éducation nationale et la coalition Sena-Conasysed, ce n’est pas encore le cas dans l’hinterland. D’autant que le 27 janvier, à Tchibanga dans la province de la Nyanga, « un groupuscule d’enseignants grévistes », a entrepris de faire « sortir les élèves et enseignants des salles de classes » pour les conduire en direction de la Direction d’Académie provinciale « et s’en prendre au Directeur d’Académie provinciale », explique un communiqué du ministère de l’Education nationale rendu public le 27 janvier.

Tout bien considéré, ces enseignants réclament la restitution de leur bons de caisse retenus par la tutelle depuis le mois de novembre 2021, ainsi que des éléments de salaires amputés des mois de décembre de la même année et  celui de  janvier 2022. Mais le ministère de l’Éducation nationale estime que ces revendications sont illégitimes, rappelant que les enseignants n’ayant pas encore reçu leur bon de caisse à ce jour, sont ceux qui ont été identifié comme n’ayant ni fait cours  depuis le début de la grève en septembre 2021, ni observés le service minimum, « condition sine qua non à la légalité de toute grève », point la tutelle. 

Par conséquent, le ministre de l’Education nationale, Patrick Mouguiama-Daouda « tient-il à condamner ces graves dérapages, notamment les violences verbales, menaces physiques et séquestration de l’autorité locale du ministère en la personne du Directeur d’Académie provinciale », indique ledit communiqué. Invitant dans le même temps, les enseignants grévistes à s’en tenir au respect de la loi au risque de s’exposer aux sanctions réglementaires.  

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