Crise post-électorale 2016 : Bertrand Zibi Abeghe libre en septembre 2022

Bertrand Zibi Abeghe enfin le bout de tunnel ©DR

Libreville le 1er Février 2022 – ( Dépêches 241 ). L’opposant Bertrand Zibi Abeghe sera libéré en septembre 2022. Ses avocats ont décidé de retirer le pourvoi en cassation initié en mars 2021 conformément à la volonté de leur client d’assumer pleinement la peine qui lui a été infligée. Reconnu coupable de « violences et voie de fait » et  « détention illégale d’arme à feu » lors des émeutes post-électorales de 2016, l’ancien député de Bolossoville, dans le septentrion, sera libéré à quelque mois de la  présidentielle 2023 a t-on appris de plusieurs médias. 

Plus que 10 mois avant sa libération. Bertrand Zibi Abeghe  purge actuellement  une peine de 6 ans de prison pour « violences et voie de fait » et  « détention illégale d’arme à feu », lors des contestations post-électorales d’août 2016.  

Le 1er mars 2021, alors que la Cour d’appel confirmait sa peine de 6 ans d’emprisonnement, ses avocats  avaient décidé de se pourvoir en cassation. Mais dans un récent courrier adressé aux juges, l’ancien député de Bossoloville, a décidé de retirer son pourvoi en cassation et d’assumer l’entièreté de sa peine. Il sera finalement libéré en septembre 2022. Soit 09 mois avant la future élection présidentielle. 

Cette volte face peut toutefois surprendre l’opinion lorsque l’on sait que  l’homme n’a jamais reconnu les faits qui lui sont reprochés. Mais certaines sources judiciaires soulignent que cette stratégie vise à ne pas compromettre sa libération d’autant qu’il n’est pas exclu que l’homme se voit infliger une prolongation de peine s’il se présentait à nouveau devant les juges. 

Rappelons que Bertrand Zibi Abeghe est un ancien député du parti démocratique gabonais. Il démissionne en juillet 2016 lors d’un meeting politique en présence d’Ali Bongo Ondimba pour rejoindre les rangs de l’opposition aux côtés de Jean Ping. Il sera arrêté, puis jeté en prison le 01 septembre de la même année après une nuit d’émeute à Libreville, pour contester la victoire du président Ali Bongo Ondimba lors de la dernière élection présidentielle. 

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