Gabon: Pierre Alain Mounguengui convoqué par la commission de lutte contre l’enrichissement illicite

Pierre Alain Mounguengui est-il convoqué à la CNLCEI pour ses propres biens ou pour la gestion des fonds alloués par la Fifa ?

Libreville le 3 février 2022 (Dépêches 241). Le président de la Fédération gabonaise de Football Pierre Alain Mounguengui a été convoqué par la commission nationale de lutte Contre le Corruption et l’enrichissement illicite. Une convocation qui intervient dans un contexte assez tendu dans la football gabonais depuis les révélations il y a sensiblement un mois de faits des pédophiles dans le monde du sport gabonais. 

Pierre Alain Mounguengui, le président de la Fédération Gabonaise de Football navigue en eau trouble depuis quelques mois au regard de toutes les affaires auxquelles son nom est associé. Après l’affaire de pédophilie dans le football où il est cloué au pilori et livré à la vindicte populaire par une partie de l’opinion, c’est une convocation à la commission nationale de lutte Contre le Corruption et l’enrichissement qui vient s’ajouter aux ennuies de l’ancien arbitre international. 

C’est du moins ce qu’on peut lire d’un document n°001/CNLCEI/GAB/CM5/ SP de ladite institution parvenu à la rédaction de Dépêches 241 demandant à Pierre Alain Mounguengui de se présenter dans les locaux de la CNLCEI dans les prochains jours. « Vous êtes priés de bien vouloir vous présenter  le lundi 07 février 2022 (…) pour affaire vous concernant », a-t-on pu lire. 

Une démarche qui intervient en application des « des dispositions de la loi  n°042/2020 du 22 mars 2021, modifiant certaines dispositions de la loi n°003/2003 du 07 Mai 2003 portant création, organisation et fonctionnement de la commission nationale de lutte Contre le Corruption et l’enrichissement illicite en ses articles 5, 26, 27, 38, 40 et 56 nouveaux », précise le document. 

Reste à savoir si la convocation de Pierre Alain Mounguengui à la commission nationale de lutte Contre le Corruption et l’enrichissement intervient dans le cadre de la déclaration de biens des personnalités publiques ou dans la justification des fonds alloués par la Fifa. Si la première approche peut être justifiée, la seconde par contre, porte en elle les germe d’une méconnaissance accrue des textes régissants l’administration d’une institution comme la Fegafoot qui reçoit des subvention de la Fifa, laquelle est à son tour dotée d’un organe de contrôle de finance qui lui est propre et indépendant. 

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