Gabon: le CASM dénonce le non-respect et la violation de la charte pour le congrès de la communauté musulmane

Serge Alihou Moutsinga, porte-parole du CASM pendant sa déclaration ©DR

Libreville, le 03 février 2022 (Dépêches 241). Le Collectif pour l’aide et soutien aux musulmans (CASM) s’est réuni ce jeudi 3 février 2022 dans l’optique de faire une déclaration. Celle-ci intervient quelques jours après le début des préparatifs du 4e Congrès de la communauté musulmane du Gabon par le bureau sortant du Conseil supérieur des affaires islamiques du Gabon.

C’est pour interpeller la communauté musulmane du Gabon et dénoncer les multiples violations à répétition de la charte que le Collectif pour l’aide et soutien aux musulmans a tenu un point de presse ce jeudi 3 février 2023. A cet effet, c’est en prenant appuie sur l’article 6 de ladite charte lequel précise que « le congrès est présidé par un bureau élu par consensus », que CASM a dénoncé les manoeuvres peu orthodoxes dont font usage certaines décideurs visiblement très peu enclins à respecter les textes qui régissent l’organisation dudit congrès. 

Selon le porte-parole du collectif Serge Alihou Moutsinga, depuis le début des préparatifs du 4e congrès certains décideurs auraient constitué des coordinations, des commissions et le bureau du congrès sans inviter au préalable à la table de discussions le CASM dont les membres sont issus du Conseil supérieur des affaires islamiques. 

Dans le même ordre d’idées, le porte parole du CASM accuse les congressistes d’avoir falsifié la charte aux fins d’imposer Ismael Oceni Ossa à la tête du Conseil Supérieur des Affaires Islamiques du Gabon en lieu et place de l’Imam Rachid Mbadinga qui remplissait également les critères pour ce poste. Une nomination du reste confirmée par Ali Bongo Ondimba qui est le raïs de la communauté musulmane du Gabon. Au porte parole de préciser, bien que n’étant pas présent à ces travaux, nul ne peut contester le choix du raïs.

C’est dans le respect des règles de l’art et en collectif légaliste que le CASM va saisir les différentes administrations concernées par ce dossier. En l’occurrence la Présidence de la République, la Primature, le ministère de l’intérieur, les deux chambres du parlement dans le but de les faire constater les dérives en cours au sein de la communauté musulmane encouragées en outre par certaines personnalités hautement connues.  

Il est clair aux dires de Serge Alihou Moutsinga, qu’au sein de cette communauté, y règne un climat délétère. Selon le CASM, les tensions qui existent actuellement sont une initiative du clan de monsieur Ismael Osseni Ossa «  Mesdames et Messieurs, la guerre qui semble se pointer à l’horizon ne viendra jamais de la part des membres du collectif pour l’aide et soutien aux musulmans mais par la bande de l’imam Ismaël Osseni Ossa et Ali Akbar », a-t il indiqué. 

Le Collectif pour l’aide et soutien aux musulmans (CASM) souhaite que le bureau sortant du congrès tienne compte de ces exigences. En cas de refus de cette demande, ses membres informeront ceux du collectif issus des provinces dans lesquelles il est implanté de la tenue de son propre congrès.

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