Gabon: Antonella Ndembet, ministre de la justice ou de l’injustice

Antonella Ndembet semble dépassée par le fonction qu’elle occupe a en juger par son apathie à la Justice © DR

Libreville, le 4 août 2022 (Dépêches 241). Le procès des Bla Boys a révélé au grand jour, les lacunes du système judiciaire Gabonais, finalement incapable de se départir de sa relation incestueuse avec l’exécutif pour permettre la manifestation de la vérité. Ceci, sous le regard apathique, voire complice de Erlyne Antonella Ndembet, la ministre de la Justice, que certains observateurs ont rebaptisé ironiquement la ministre de l’Injustice. 

L’affaire avait fait grand bruit. Au lendemain de la proclamation des résultats du concours d’entrée à l’Ecole nationale de magistrature, plusieurs médias avaient révélé que Wilfried Ogandaga Wissy, un candidat pourtant ajourné au terme des épreuves dudit concours, avait été frauduleusement admis dans l’établissement, du fait de sa seule appartenance au Parti Démocratique Gabonais. Une injustice criarde, devant laquelle Erlyne Antonella Ndembet était restée étonnamment silencieuse en dépit de la levée de bouclier de la société civile par le truchement du Copil citoyen, qui avait exigé des explications à la ministre pourtant censée promouvoir la justice et l’égalité des chances. Deux principes chers à Ali Bongo qu’elle prétend soutenir. 

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Le silence, c’est également la posture choisie par Erlyne Antonella Ndembet, après la publication par le Copil citoyen, d’un audit qui avait mis à nu, des malversations financières graves, dans la gestion des fonds covid, qui avaient été alloués au gouvernement Gabonais dans l’optique de juguler la pandémie. Une attitude silencieuse empreinte de compromission qu’elle a maintenue à l’issue des procès jugées viciés de Ike Ngouoni Ayila et Patrichi Tanasa deux proches de Brice Laccruche Alihanga, l’ancien Directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba, lui aussi incarcéré à la prison centrale de Libreville. 

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Une apathie et une atonie qui interrogent sérieusement sur l’intérêt de maintenir Erlyne Antonella Ndembet dans le gouvernement. Si la ministre de la Justice n’est pas capable de faire appliquer les principes élémentaires de la justice, qu’est ce qui justifie sa présence dans l’équipe gouvernementale? Quel est son rôle dans le gouvernement si elle cautionne toutes les injustices et même les crimes financiers ? Ne doit-elle pas au finale sa place au sein de l’équipe Ossouka Raponda non pas à ses compétences mais à sa proximité supposée avec Ian Ghislain Ngoulou ? Car faut-il le rappeler, lors des procès de Ike Ngouoni et Patrichi Tanasa, plusieurs personnalités nommément citées et supposément impliquées dans les détournements de deniers publics, n’ont pas été invitées à la barre du fait de leur seule proximité avec le bord de mer. 

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A l’heure ou le Chef de l’Etat prône la tolérance zéro, et l’égalité des chances, personne ne peut comprendre l’atonie de Erlyne Antonella Ndembet qui, du fait de son inaction, mène une politique aux antipodes et qui est l’antithèse des recommandations d’Ali Bongo Ondimba. Une politique qui se caractérise par un manque d’idées, un manque d’initiatives et par une pusillanimité: symbole de son inaptitude à occuper des fonctions d’une telle envergure. 

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