Proposition de privatisation de la CNSS: le niet de Christophe Eyi

Christophe Eyi ne partage pas la position de Henri Claude Oyima sur la possibilité de privatiser la CNSS ©️DR montage Dépêches 241

Libreville, le 24 octobre 2022 – (Dépêches 241). A l’occasion d’une assemblée générale organisée le 10 octobre dernier, la Fédération des entreprises du Gabon, par la voix de son président Henri Claude Oyima, avait préconisé la privatisation de la Caisse nationale de sécurité sociale aujourd’hui en crise. Une proposition rejetée par l’actuel administrateur provisoire de la CNSS, Christophe Eyi, qui plaide pour que l’Etat demeure aux commandes de l’institution. 

« C’est nous qui payons. Nous pensons que nous devons diriger cette institution et que l’Etat doit jouer son rôle de contrôleur de l’action ». Ces mots avaient été employés par Henri Claude Oyima lors de la dernière assemblée générale de la Fédération des entreprises du Gabon. Le patron de la FEG souhaitait en effet, voir la Caisse nationale de sécurité sociale passée sous le giron des entreprises privées pour une gestion beaucoup rationnelle et efficiente.  

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Une proposition contestée par l’actuel administrateur provisoire de la CNSS qui a émis des réserves quant aux marges de manœuvres financières du secteur privé. « Tout réside dans la capacité du secteur privé à apporter les garanties sociales et financières qu’apporte naturellement l’Etat au titre de ses missions régaliennes » a déclaré Christophe Eyi avant de préciser que le simple fait de placer la gestion de la CNSS sous la direction du secteur privée n’était pas garantie absolue contre les risques de dysfonctionnements. « Par ailleurs, la crise qu’a connue la Confédération patronale gabonaise (CPG), il y a moins d’un an, nous rappelle que toute organisation peut rencontrer des difficultés, même quand elle regroupe les grands patrons du secteur privé » a-t-il poursuivi. 

Dans ce contexte, Christophe Eyi plaide pour que l’Etat demeure aux commandes de la Caisse nationale de sécurité sociale. « En définitive, la question sociale est l’apanage de l’Etat. Il aura toujours à minima la responsabilité d’en assurer la supervision et le contrôle » indique le patron de la CNSS. 

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