Alerte éboulement: un centre d’accueil pour enfants handicapés en danger

Le bâtiment du centre d’accueil « Mot à Mot » menacé par un éboulement du fait de son emplacement ©DR

Libreville, le 28 octobre 2022 – (Dépêches 241). À Libreville, la capitale, les pluies diluviennes ont repris depuis quelques semaines, provoquant au passage plusieurs éboulements meurtriers. Une infortune que pourrait connaître le Centre « Mot à Mot », du reste tout premier centre de rééducation pour enfants en situation de handicap si aucune initiative n’est prise dans l’immédiat. Surtout que plusieurs courriers adressés aux autorités compétentes ont jusque-là accouché d’une souris. 

Âgé de 29 ans, le Centre de rééducation « Mot à Mot » est en passe de connaître un destin funeste. C’est, en tout cas, ce que redoutent les responsables de cette structure d’accueil pour enfants en situation de handicap qui craignent et redoutent un éboulement de leurs locaux. Une crainte née des pluies diluviennes de plus en plus fréquentes dans le pays et particulièrement à Libreville et exacerbée par le malheureux événement survenu dans la nuit du 20 au 21 octobre dernier au PK 8 qui a emporté sept âmes. 

Une situation qui a tout naturellement conduit les responsables du Centre de rééducation à la dénoncer afin de faire réagir les autorités concernées « Mot à Mot ». « Le Centre Mot à Mot qui accueille les enfants en situation de handicap depuis 1993 est exposé depuis plusieurs années à des éboulements qui menacent la structure et les installations électriques » a déclaré ce jeudi 27 octobre sur Twitter Virginie Mounanga, patrone de l’agence Blanc Cristal, partenaire de la structure. 

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Cette dernière de préciser in fine que plusieurs fois les responsables de ce centre de rééducation pour enfants en situation de handicap ont saisi les autorités sans que celles-ci daignent réagir. « Malgré les nombreux courriers déposés, aucune réponse. N’attendons pas que le pire arrive au centre de rééducation. À quand un recours face à ce danger permanent ? », s’est-elle interrogée. 

Gageons désormais que le gouvernement à qui le président de la République a donné des « directives claires et fermes » prendra toutes ses dispositions pour agir de façon préventive face au danger qui guette les enfants en situation de handicap de ce centre. Pour une fois, qu’il n’agisse pas en « médecin après la mort ».

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