Ngounié: Ali Bongo sur les terres de l’éléphant blanc de l’université de Mouila

Ali Bongo n’a pas réalisé sa promesse ©DR

Libreville, le 03 novembre 2022 – (Dépêches 2022). L’université de Mouila fait partie des nombreux éléphants blancs nés de la gouvernance calamiteuse de feu Omar Bongo. Aussi, son successeur Ali Bongo n’est jusqu’ici jamais parvenu à achever les travaux de ce vaste projet, en dépit de sa  volonté affichée dès sa prise du pouvoir en 2009. 

Le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba effectue depuis le 02 novembre une visite de 48 heures dans la province de la Ngounié. Conformément au  programme officiel, le numéro un gabonais a visité deux entreprises locales participant au progrès économique de la Ngounié. Seulement, rien concernant l’université de Mouila, manifestement renvoyée aux calendes grecques, en dépit des financements octroyés par la Banque Africaine de développement (BAD). 

Ce vaste projet, initialement lancé en 2007 par feu Omar Bongo, visait à désengorger l’université éponyme et celle des sciences et techniques de Masuku, déjà au bord de l’implosion du fait des effectifs pléthoriques. Concrètement,  la province de la Ngounié, maintenue dans un état de sous développement manifeste, était censée  abriter l’Institut Supérieur  des Métiers de l’Hôtellerie et du Tourisme (ISMHT), l’Institut Supérieur des Arts, des Métiers et du Patrimoine (ISAMP), l’Ecole d’Architecture et d’Urbanisme (EAU), ainsi que plusieurs laboratoires scientifiques afin de former les filles et fils de la localité et même ceux  de la sous-région. 

Mais dans un pays kleptocratique, il n’est pas surprenant de voir des projets d’une telle envergure transformés en éléphants blancs. Et c’est bien le cas de l’université de Mouila, en dépit des financements conséquents octroyés par  la BAD. Pour ce déplacement, le chef de l’État a clairement fait savoir que seuls «  Les routes, la santé, l’emploi, l’eau et l’électricité » seront placés au cœur des priorités de sa visite dans la province de la Ngounié.  Des mots plus que promesses quand on sait que plusieurs d’entre elles précédemment énoncées par le numéro un gabonais n’ont jamais vu le jour. 

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