Litige foncier à Malibé II: tentative d’expropriation d’une famille autochtones par la société SGIT 

plusieurs familles menacées © DR

Libreville, le 14 septembre 2023 – (Dépêches 241). Une famille autochtones de Malibé II dans le 1er arrondissement de la commune d’Akanda se trouve en situation de squatter en raison d’une spoliation en cours menée par la Société Gabonaise Immobilière et de Topographie (SGIT). Cette tentative d’expropriation est fermement condamnée par  le Mouvement En Marche Pour le Changement, en droite ligne avec les nouvelles autorités du pays qui attendent dans les délais de l’urgence une réforme de la question foncière au Gabon.

Un litige foncier, datant de 2020, oppose les populations de Malibé II dans le 1er arrondissement de la commune d’Akanda, à la société SGIT représentée par M. Tchikaya. Réunis en collectif, les populations autochtones de Malibé II s’opposent  au certificat d’affichage délivré sans opposition à la Société Gabonaise Immobilière et de Topographie (SGIT), disent-ils truffé de contre-vérités. 

De plus, selon les auditions menées par l’huissier de justice commis par les populations autochtones de Malibé II, « la zone litigieuse est une zone tampon des Parcs Nationaux. Les Parc nationaux ont permis aux populations autochtones de rester sur le site. C’est chez eux. On ne peut hélas les chasser.», explique Carl Ditengou, conservateur  du Parc d’Akanda (ANPN). De ce fait, ajoute-t-il dans son procès-verbal d’audition, « En ce qui concerne la société GIT, jamais son gérant n’a fait une demande au gestionnaire des Parc nationaux, ni même informé de leur présence sur le site. Nous sommes surpris de  l’attitude des agents de l’ANUTTC qui font des morcellements sans quitus du Parc. » a-t-on pu lire. 

Pour sa part, le Mouvement En Marche Pour le Changement, véritable défenseur des droits des populations d’Akanda s’insurge contre cette spoliation en cours et invite les nouvelles autorités du pays à se saisir de ce dossier.  « Le constat fait sur le foncier est le même dans tout le premier arrondissement d’Akanda. Le Mouvement En Marche Pour le Changement dont j’ai la charge s’insurge contre les personnes qui usent de leur pouvoir et de leurs connaissances dans les différentes administrations en charge des règlements des conflits, pour piétiner, écraser, intimider, spolier les faibles et les pauvres » a expliqué Jean François Collins Odouma, leader du Mouvement En Marche Pour le Changement d’Akanda. 

Ce dernier de poursuivre en ajoutant que « C’est d’ailleurs en ma qualité de défenseur des faibles et leader d’opinion du 1er arrondissement d’Akanda que j’ai décidé de venir en aide à cette famille qui se retrouve obligée de squatter chez des gens parce qu’un seul individu ayant des moyens de soudoyer la justice en a décidé ainsi. À l’ère où le Gabon connaît d’énormes changements,le Mouvement En Marche Pour le Changement dit Non à ces pratiques d’un autre temps. Nous demandons que justice soit faite pour cette famille qui a tout perdu et qui porte désormais son seul espoir sur les nouvelles autorités en tête desquelles le Général Brice Clotaire Oligui Nguema. Nous nous battrons auprès des familles qui solliciteront notre concours pour aider à régler ce problème d’abus de pouvoir qui n’a que trop duré» a-t-il conclu. 

Pour rappel, lors de sa cérémonie d’investiture, le chef d’Etat de la Transition, le général Oligui, a instruit le Gouvernement à réviser la loi sur le foncier. La question du foncier reste épineuse dans notre pays. 

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