Restauration de l’ordre urbain dans Libreville: Rapotchombo a-t-il fait dans  l’enfumage ?

Le Général Judes Ibrahim Rapotchombo, est-il déjà en difficulté ?

Libreville, le 18 mars 2024 – (Dépêches 241). Dans un communiqué daté du 16 janvier dernier, le Délégué Spécial chargé de la Commune de Libreville, le Général Jude Ibrahim Rapotchombo, annonçait le lancement de l’opération dénommée « Restauration de l’ordre urbain » , visant à déguerpir les commerçants et autres occupants anarchiques du domaine communal, en vue de redonner à la capitale gabonaise une image reluisante. Seulement, deux mois après, les commerçants semblent braver l’autorité du Général en ce qu’ils sont de retour aux abords des trottoirs. 

L’opinion se souvient encore des descentes répétées du Général Judes Ibrahim Rapotchombo sur le terrain en milieu de mois de janvier dernier, à l’effet de mettre un terme à l’occupation anarchique du domaine communal de Libreville. En effet, à la suite d’un communiqué signé le 16 janvier 2024, le Délégué Spécial en charge de la Commune de Libreville lançait avec tambours et trompettes l’opération « Restauration de l’ordre urbain », déguerpissant manu militari les commerçants qui jonchaient les trottoirs et autres abords des artères de la capitale gabonaise.

Aujourd’hui, à l’épreuve des faits, on peut aisément constater, la mine lasse, le peu de rigueur et le manque d’application de cette opération, tant les commerçants sont de retour sur les trottoirs et les usoirs du domaine public, au nez et à la barbe des autorités communales qui semblent manifestement dans l’incapacité d’éradiquer ce phénomène.

De nombreuses interrogations se font jour dans l’opinion. Le général Rapontchombo a-t-il fait dans l’enfumage ? Va-t-il se vautrer comme ses prédécesseurs à la tête de cette Institution, dans de simples effets d’annonce? Les commerçants seraient-ils plus forts que le Délégué Spécial chargé de la Commune de Libreville, au point de braver son autorité en investissant de nouveau les trottoirs ?

Ces interrogations appellent donc au constat lucide de la propension chez les personnalités du Comité de la Transition pour la Restauration des Institutions (CTRI) à reproduire les frasques de ceux qu’ils ont dégagés. Curieuse approche, quand on sait qu’ils sont arrivés au pouvoir estampillés du label pragmatisme, autorité, restauration. Des idéaux qui tardent à ce jour, à s’affirmer sinon à se matérialiser, tant ils sont négligés, souvent violés et même galvaudés par les populations qui n’ont pas pris conscience des mutations dans notre pays depuis le 30 août, encouragées en cela par des responsables qui énoncent des mesures puis se dédisent et se débinent au moment de les mener à leur terme. 

Le cas Rapotchombo ? La question reste entière. 

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