Gabon: le Ministre du Travail et de la Lutte contre le chômage snobe-t-il les demandeurs d’emplois?

ministre du travail est attendu

Libreville, le 22 mars 2024 (Dépêches 241). Ce mercredi 20 mars 2024, s’est tenu au Palais Rénovation un Conseil des Ministres présidé par le Chef de l’État, le Général de Brigade, Brice Clotaire Oligui Nguema. Si plusieurs projets de textes législatifs et réglementaires ont été annoncés, c’est le mutisme et l’inaction du Ministre du Travail et de la Lutte contre Chômage qui heurtent, au moment où le Mouvement National des Chômeurs du Gabon (MNCG) et ses mouvements affiliés sont vent debout et exigent une prise en compte effective de leur situation qui n’a que trop duré.

Depuis son arrivée au pouvoir, le Président de la Transition, Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema s’emploie à faire reculer significativement les exclusions et injustices sociales nées et entretenues sous le régime déchu. Seulement, six mois après, la question du chômage des jeunes persiste avec acuité, entraînant cette catégorie sociale à mener plusieurs actions, en vue d’attirer l’attention des autorités compétentes sur leur situation, devenue difficilement supportable aujourd’hui.

En nommant le 17 janvier dernier monsieur Adrien Nguema Mba, ancien Haut Commis de l’État, au poste de Ministre du Travail et de la Lutte contre le Chômage, les mouvements associatifs luttant pour les intérêts des chômeurs plaçaient beaucoup d’espoir dans cet homme expérimenté et rompu à la chose administrative. Un trimestre après, les leaders desdits mouvements commencent à déchanter, et s’interrogent véritablement sur la capacité du Ministre à trouver des solutions à leur situation.

Pire, les chômeurs se demandent si la tutelle ne serait-elle pas en train de les snober ? «Comment comprendre qu’un Monsieur que nous avons récemment rencontré, aille à un Conseil des Ministres, où les autres formulent des projets de lois, mais notre Ministre fait seulement une communication sur le thème de la prochaine Fête du travail du mois de Mai qui est encore loin de nous?», s’est interrogée avec un air effaré, une jeune fille du MNCG, avant de poursuivre, «en gros il minimise notre situation, il nous snobe pendant que nous bravons à pareille heure chaleur, soleil, faim et soif», pouvait-on l’entendre fulminer avec sa bougie et son CV en mains.

Gageons que les plus hautes autorités du pays, en tête desquelles, le Président de la Transition, Président de la République, Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’attaquent définitivement à cette question qui devient un véritable supplice pour cette jeunesse gabonaise, désespérément en attente d’un premier emploi et d’une vie sociale décente.

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