Construction de la cité administrative: après avoir reçu l’indemnisation des années avant, 1050 familles déguerpies en quête d’endroit où se reloger 

Les habitants de la zone de la future citée administrative pourtant indemnisées cherchent encore à se reloger © DR

Libreville, le 17 avril 2024 – (Dépêches 241). Depuis quelques semaines déjà, 1050 familles gabonaises résidant dans la zone de Plaine-Orety, au cœur du premier arrondissement de Libreville, émettent des inquiétudes quant à leur futur déguerpissement de la zone qui s’apprête à recevoir la nouvelle cité administrative de la capitale gabonaise. 

Les nouvelles autorités au sommet de l’État ont décidé de tordre le cou à certaines pratiques qui retardaient considérablement le développement du pays. Parmi ces pratiques, la location des bâtiments privés aux services de l’État. C’est précisément en cela que le projet de construction d’une cité administrative dans cette zone a vu le jour.

Seulement, les familles impactées n’ont pas tardé à manifester leurs inquiétudes par rapport à ce projet d’envergure. Au fondement de leur angoisse, la peur de dilapider leurs indemnisations avant de pouvoir trouver un terrain viable et bâtir un lotissement. Pour de nombreux résidents concernés par ce projet, il est aujourd’hui extrêmement difficile de trouver dans Libreville et ses environs, un terrain accessible et libre de tout conflit. « Il faut bien partir, mais pour se reloger où ? », s’est interrogé dernièrement un résident.

En conséquence, les 1050 familles réclament de la part du Gouvernement, en plus de l’indemnisation, un accompagnement plus élargi. « Il est insuffisant de ne recevoir uniquement que des frais d’indemnisation. Nous souhaitons en plus des frais d’indemnisation recevoir gracieusement des terrains de relogement et pourquoi pas des maisons clés à mains », a laissé entendre un autre résident de ladite zone. 

Une situation incompréhensible car la construction de la Cité Administrative est un ancien projet du régime de Feu Omar Bongo Ondimba. À l’époque il s’agissait de construire la cité Parlementaire. À cet effet, les familles résidant dans la zone aujourd’hui réquisitionnée par l’État ont toutes été indemnisées à coût de millions de Francs CFA. N’ayant pas vu le jour sous l’ancien régime, ces populations ont fait le choix fourbe de demeurer sur place et même d’investir sur le terrain querellé avec les fonds de l’indemnisation. 

Toute chose qui procède de la mauvaise foi et de l’irresponsabilité de ces compatriotes qui, en dépit des dispositions prises par l’État, ont fait le choix délibéré de ne pas s’établir ailleurs. Le projet désormais exhumé par le CTRI sous l’appellation de « Cité Administrative », ces compatriotes qui ont fait preuve d’inconséquence doivent faire face à leurs propres turpitudes en acceptant la décision du Gouvernement et en quittant les lieux dans les plus brefs délais.

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