DNI: la sous-commission bien-être social requiert l’emprisonnement pour les compatriotes qui vendent aux expatriés des terrains

La sous-commission bien être social souhaite que les Gabonais qui vendent les terres à des expatriés soient emprisonnés © Com DNI

Libreville, 25 avril 2024 – (Dépêches 241). Depuis de nombreuses années, la question du foncier continue de préoccuper avec acuité les populations gabonaises, tant il se donne à voir dans ce secteur un abandon de l’État qui aurait favorisé l’émergence des pratiques répréhensibles en matière de cession des parcelles de terre. C’est donc en ce sens que les contributeurs de la sous-commission bien-être social ont émis la proposition d’emprisonner désormais les Gabonais qui tenteront de vendre les terrains aux expatriés.

Céder ou vendre une parcelle de terrain à un expatrié, la pratique est bien enracinée chez de nombreux gabonais. Qu’il s’agisse du Woleu-Ntem, de la Ngounié, du Haut-Ogooué ou même à Libreville dans l’Estuaire, nombreux sont les gabonais qui n’hésitent pas à vendre les terrains ancestraux qu’ils ont pourtant hérités de leurs ascendants, avec titres fonciers quelques fois. Une pratique qui plonge malheureusement de nombreuses familles dans un désarroi total, car quelques fois, ces cessions ou ces ventes se feraient au mépris des règles en la matière et au prix d’une puissante corruption, qui part des membres de la famille aux administrations compétentes sur la question du foncier.

C’est donc dans ce contexte que la sous-commission bien-être social du Dialogue National Inclusif à plancher sur cette problématique, en formulant un certain nombre de propositions. Au rang des propositions formulées, on retrouve la nécessité de légiférer pour interdire la vente de terrains par des tiers aux étrangers, l’établissement de baux emphytéotiques aux étrangers, l’annulation des titres fonciers attribués aux étrangers, la dissolution de l’Agence Nationale de l’Urbanisme, des Travaux Topographiques et du Cadastre (ANUTTC) régulièrement accusée de corruption et de marchandage des terres et enfin, emprisonner les compatriotes qui vendent les terrains aux expatriés.

Espérons désormais que ces propositions soient adoptées après le Dialogue National Inclusif, afin de libérer ce secteur des magouilles et autres arrangements illicites qui le gangrènent depuis de nombreuses années.

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