Enquête sur les accusations d’abus sexuels des militaires gabonais en Centrafrique: les doutes de Anges Kevin Nzigou

Anges Kevin Nzigou au cours d’une précédente intervention ©DR

Libreville, le 20 septembre 2021 (Dépêches241). L’annonce par Libreville de l’ouverture d’une enquête, à la suite des accusations de viols et abus sexuels des militaires gabonais en Centrafrique, suscite déjà des réactions. A l’instar de Anges Kevin Nzigou, avocat au barreau du Gabon par ailleurs Secrétaire exécutif du Parti pour le changement (PLC) qui s’est dit sceptique quant aux résultats de cette investigation lors d’une interview accordée à RFI

L’enquête qui a été ouverte récemment par le ministre de la Défense Michael Moussa Adamo, et le haut commandement militaire du Gabon, en vue de faire la lumière sur les accusations de viols portés contre les militaires gabonais, déployés en Centrafrique, dans le cadre de la Minusca ne produira aucune conclusion sérieuse. C’est en substance le point de vue défendue par Anges Kevin Nzigou, avocat au barreau de Gabon et Secrétaire exécutif du Parti pour le changement sur les antennes de RFI. 

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Une position qui selon le juriste, s’explique par le fait que le justice gabonaise est prisonnière du pouvoir politique, qui protégerait toujours ses militaires. « Ces enquêtes ne vont pas au bout parce qu’on n’a pas de justice. Dans une dictature, lorsque vous asseyez votre pouvoir sur l’armée, vous avez du mal à diriger les militaires. Comme ce sont les militaires qui maintiennent le pouvoir en place, vous voyez la difficulté dans laquelle ils se trouvent pour les juger » a déclaré Anges Kevin Nzigou. 

À titre de rappel, accusés d’abus sexuels et de viols, les casques bleus gabonais déployés dans le cadre de la Minusca, avaient été priés par l’ONU de quitter le territoire Centrafricain. 

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