Label Made in Gabon et Gabonaise de Mont-Bouet: l’argent de Moïse Pendy accepté, la collaboration contestée ? 

Après avoir perçu plus de 150 mille Francs pour la formation de certaines femmes, le Label Made in Gabon et L’ONG Gabonaise de Mont-Bouet tentent de brouiller les pistes © Dépêches 241

Libreville, le 15 Octobre 2026 – (Dépêches 241). Il aura suffi qu’un article de presse mette en lumière la contribution de l’honorable Moïse Pendy à une initiative de formation des femmes du district de Nzenzele pour que le récit change de ton. Hier sollicité pour associer des bénéficiaires de sa circonscription au programme « 1000 Entrepreneurs, 1000 Marques », le député se retrouve aujourd’hui au cœur d’un démenti du Label Made in Gabon et de l’ONG La Gabonaise de Mont-Bouët. Pourtant, un versement annoncé de plus de 150 000 FCFA, une inscription de cinq femmes et un échange vocal dont la teneur est rapportée soulèvent une question élémentaire : comment peut-on contester publiquement une collaboration dont les modalités auraient été préalablement discutées et financièrement engagées ? 

Du 18 au 20 septembre 2026, la Mairie de Lébamba s’est muée en atelier du possible. Une première vague de jeunes femmes y a appris à faire d’un fruit, d’un tubercule, la promesse d’un revenu : transformation des produits locaux, création de marques, théorie et pratique. Cette session, selon nos informations, a pu se tenir grâce à l’accord de collaboration noué entre l’honorable Moïse Pendy, le Label Made in Gabon et La Gabonaise de Mont-Bouët. Rien de plus naturel : un élu qui met la main à la poche pour que les femmes de sa circonscription ne restent pas au bord du chemin fait ce que l’on attend d’un élu.

Le rendez-vous de Mbolo qui dit tout et confond les esprits voraces 

Comment le député a-t-il été amené à s’associer à l’initiative ? Selon nos informations, un rendez-vous lui a été fixé, qui l’a conduit jusqu’à Mbolo pour y découvrir les rayons de la production du Label. Un procédé fin : on montre, on rassure, on met en confiance. Animé par la volonté d’aider, l’élu a accepté de collaborer et de financer la formation de cinq femmes de sa circonscription. Il a versé plus de 150 000 FCFA par Airtel Money, preuve du versement à l’appui.

 Dans une note vocale que nous avons pu consulter, une certaine Mme Mapo l’invitait à leur « faire confiance » et à « effectuer le versement rapidement » pour valider l’inscription de ses protégés. On ne presse pas ainsi un homme qu’on n’a pas sollicité.

Les questions que le communiqué esquive

Le communiqué des deux structures affirme qu’aucun contrat n’a été signé et que « 1000 Entrepreneurs, 1000 Marques » est financé sur fonds propres, sans parrainage. Soit. Mais alors, pourquoi avoir sollicité le député ? Pourquoi avoir encaissé son versement, si aucune collaboration n’existait ? Si la formation était déjà financée par d’autres soutiens, pourquoi accepter l’argent d’un élu pour la même session ? Pourquoi, enfin, ne démentir qu’après la parution d’un article qui a rendu la collaboration publique ? 

On ne réclame pas la paternité d’un programme quand tout va bien. On la réclame quand quelqu’un d’autre a eu l’indélicatesse de la dire à voix haute.

Le démenti d’après, la malaise et la perfidie

Tout porte à croire qu’à vouloir manger à plusieurs tables, les deux organisations se sont retrouvées exposées. L’article de presse a fait apparaître la collaboration, et le communiqué cherche aujourd’hui à la faire disparaître. Si la preuve du versement existe, si la note vocale est authentique, alors le député n’a rien à se reprocher, sinon d’avoir fait confiance. 

À ceux qui exigent de lui un démenti sous 24 heures, la réponse est simple : c’est à eux de s’expliquer sur ce qu’ils ont demandé, reçu et, aujourd’hui, renié. Nos colonnes leur restent ouvertes.

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