EDITORIAL

Employabilité: la fonction publique pour les uns, l’entrepreneuriat pour les autres

Comme le régime déchu, le nouveau pouvoir s’emploie à répéter, tel un mantra qui sauvera la jeunesse gabonaise de sa détresse actuelle, que la fonction publique est saturée et que la jeunesse devrait désormais se tourner vers l’entrepreneuriat. Seulement, à la lecture de nombreux faits, on constate qu’il semble s’établir une reproduction des classes sociales, qui veut que les filles, les fils et proches des tenants du pouvoir d’hier et d’aujourd’hui soient intégrés à la fonction publique, nommés ou promus à des hautes fonctions, et les autres jeunes soient orientés vers l’entrepreneuriat, sans véritables mesures d’accompagnement.

Oligui Nguema chantant « La Marseillaise »: indécence, consternation et absence de personnalité diplomatique ? 

Les Gabonais ont découvert choqués et ahuris, les images affligeantes et consternantes du Président de la Transition, Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema chantant la Marseillaise, l’hymne national français pendant le forum économique Gabon-France. Au-delà de la bassesse inouïe de cet acte ainsi que du manque de personnalité diplomatique qui invitent radicalement au questionnement et qui ont tôt fait de donner des indications claires sur le véritable enjeu de ce séjour en France, c’est surtout l’infidélité et la trahison faites au Peuple par cet acte qui clairement, a perverti le souverain slogan « Honneur et Fidélité à la Patrie ». 

Modification des lois à convenance personnelle: Oligui Nguema dans le même costume d’Ali Bongo Ondimba ?

Déposé par l’armée en août dernier, le régime déchu symbolisé par Ali Bongo Ondimba avait érigé en crédo la transgression, la violation et l’interprétation partisane de la loi. Des habitudes décriées dont on pensait qu’elles disparaîtraient avec l’avènement au pouvoir des militaires du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI). Des espoirs rapidement douchés maintenant que les Gabonais constatent ahuris, que Brice Clotaire Oligui Nguema semble revêtir le même costume que son prédécesseur, dans un zeste de despotisme en érigeant et en transgressant parfois des lois pour convenance personnelle. 

Les paradoxes du Dialogue National Inclusif: entre monolithisme et ouverture, qu’en attendre ?

En 2015, Wilson N’Dombet, publia « Processus électoraux et immobilisme politique au Gabon (1990-2009) ». Dans celui-ci, l’éminent professeur passait en revue les échecs des différentes consultations électorales au Gabon à la suite de la Conférence nationale de 1990, qui s’était tenue du 1er mars au 19 avril 1990 à Libreville. Pour lui, elle n’avait servi à rien car « il ne s’était rien passé »: ni au sommet du pouvoir, ni dans le quotidien des Gabonais, ni dans le fonctionnement des institutions encore moins dans la prospérité économique que la démocratie à l’occidentale ferait émerger pour le pays.

Régénération du PDG sous le regard d’Oligui Nguema: « Qui ne dit mots consent ! »

Sans avoir fait acte de contrition, sans tenir compte de la réalité sociologique et sociétale née du fait que le fautif a la devoir de rester discret pour que l’opprimé se sente réhabilité. Sans s’offusquer de l’indécence du non-respect de cette réalité, le Parti Démocratique Gabonais renaît de ses cendres sans coup férir et associe son image à celle du président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema. Et le silence du concerné devant de tels faits revient à questionner la conscience sociale collective. Pourquoi le cautionne-t-il ? 

Transition: de la nécessité d’une justice transitionnelle pour  sauver l’âme du Gabon

Le 30 août 2023, le gouvernement d’Ali Bongo Ondimba est déposé par un pouvoir militaire, issu des différentes branches armées des forces de Défense et de sécurité, dont la Garde républicaine, qui officiait jusque-là, comme une véritable garde prétorienne au service de la Présidence de la République et ses affidés