
© Dépêches 241
Libreville, le 6 Octobre 2026 – (Dépêches 241). Selon la Revue des Finances Publiques du Gabon 2026 de la Banque mondiale, les services généraux et autres dépenses représentaient 10,2 % du PIB en 2024, contre seulement 2,9 % pour l’éducation, 1 % pour la santé et 0,5 % pour la protection sociale. L’écart traduit des choix budgétaires très différents entre le fonctionnement général de l’État et les principaux services directement destinés à la population.
La Banque mondiale estime qu’environ 47 % du budget de l’État en 2024 était orienté vers les services généraux et autres fonctions. Entre 2022 et 2024, ces dépenses sont passées de 7,7 % à 10,2 % du PIB. Sur la même période, les dépenses de santé ont au contraire reculé de 1,2 % à 1 % du PIB.
Sur la période 2022-2024, l’éducation, la santé et la protection sociale réunies ont absorbé en moyenne environ 4 % du PIB. Selon la Banque mondiale, ce niveau représente moins de la moitié de la moyenne observée en Afrique subsaharienne et moins du tiers de celui des pays auxquels le Gabon aspire à se comparer.
Les conséquences apparaissent dans les indicateurs de services publics. Le rapport relève seulement 0,5 médecin pour 1 000 habitants, tandis que dans certaines zones rurales moins de 40 % de la population peut atteindre une structure sanitaire en moins d’une heure. Dans l’éducation, seuls 52 % des enseignants du primaire sont formellement formés.
La Banque mondiale estime qu’il faudrait augmenter les dépenses sociales de 2,4 points de PIB simplement pour rejoindre la moyenne de l’Afrique subsaharienne. Le contraste avec les 10,2 % du PIB consacrés aux services généraux place donc les arbitrages budgétaires au centre du débat : avant même de rechercher de nouvelles ressources, le rapport invite à regarder comment les ressources existantes sont réparties.







