
Libreville, le 14 octobre 2026-(Dépêches 241). La sortie du gouvernement de Camélia Ntoutoume Leclercq continue de susciter des interrogations dans l’opinion. Celle qui a passé 4 ans et 7 mois à la tête du département ministériel de l’éducation nationale a été remplacée par Jacqueline Iloghe, Epse Bigoumba. Plusieurs sources lient son éviction du gouvernement à un famélique taux d’exécution budgétaire de 17,68% en 2025, à un manque cruel d’infrastructures scolaires et à la sulfureuse affaire des surfacturations dans le dossier des vacations des enseignants.
Le gouvernement Oligui Nguema III est désormais connu. L’une des plus grandes surprises de cette nouvelle équipe gouvernementale est l’éviction de Camélia Ntoutoume Leclercq du poste de Ministre d’État, Ministre de l’Éducation Nationale, de la Formation Professionnelle chargée de l’Instruction Civique. Selon le média Direct Infos, plusieurs dossiers sensibles pourraient avoir précipité le départ de la fille de Ntoum.
La première raison évoquée serait le faible taux d’exécution du budget consacré à son département, pour le compte de l’année 2025. Selon les informations fournies, sur une enveloppe globale allouée de plus de 255 milliards de FCFA, seulement 45,2 milliards de FCFA de dépenses ont été exécutées. Soit un taux de 17,68 %. La membre du gouvernement a expliqué cette situation par les « contraintes de trésorerie » et « les lourdeurs liées aux procédures de passation des marchés publics ».
L’autre raison évoquée a été le peu d’infrastructures scolaires réalisées sous son magistère. Les députés ont notamment évoqué un manque criard de tables-bancs, écoles rurales laissées à l’abandon quand d’autres ont simplement fermé, ainsi que des conditions de logement précaires pour les personnels enseignants affectés à l’intérieur du pays.
Le coup de grâce aurait été le scandale du réseau de surfacturation de plus de 560 millions de francs CFA de vacations, démantelé il y a quelques mois au sein du ministère de l’éducation nationale.







