Gabon : après le gasoil, Libreville frappée par une pénurie d’essence ?

Alors que la situation liée à la pénurie de gasoil semble se régler Libreville frappée par une pénurie d’essence ? © Dépêches 241

Libreville le 5 octobre 2026-(Dépêches 241) Depuis le 30 septembre 2026, Libreville, la capitale gabonaise, connaît une pénurie de gasoil dont les effets ont touché toutes les couches sociales. Queues interminables devant les stations-service, transports immobilisés et foules immenses dans les grandes artères de la ville. Fort de ce constat, le ministère des Hydrocarbures avait fait savoir que la situation reviendrait à la normale dès le 4 octobre. Et pourtant, ce 5 octobre, non seulement la situation ne semble pas être revenue à la normale, mais c’est, apprend-on de source proche du dossier, l’essence qui serait à son tour en rupture. Une situation qui, si elle était avérée, traduirait une absence manifeste d’anticipation des administrations compétentes.

Ce lundi 5 octobre, les embouteillages n’en finissent plus dans les rues de Libreville. Quelle que soit l’heure de la journée, les files d’usagers en attente de taxis s’allongent devant des bouchons de véhicules dont personne ne saurait vraiment dire à quel moment ils prendront fin. On aurait dit un parking à ciel ouvert. 

Les informations font état d’un manque de carburant dans les stations services, lequel manque aurait provoqué non seulement une rareté des moyens de transport dans la ville, mais aurait de surcroît ajouté à cet inconvénient celui d’une agglomération incommensurable de véhicules, bien aidée par l’étroitesse de nos routes. Owendo, Akanda, pire encore, le centre-ville : aucune zone ne semble y échapper.

Cette situation intervient alors que, depuis le 30 septembre dernier, le gasoil était en rupture de stock. Alors que les usagers pensaient pouvoir circuler plus sereinement dès ce lundi, grande a été leur surprise de constater que la situation paraissait parfois pire que celle connue ces derniers jours. Et pourtant, dès le 2 octobre, le gouvernement, par l’entremise de son ministre du Pétrole et des Hydrocarbures, avait rendu public un communiqué dans l’optique de rassurer l’opinion et les automobilistes quant à une probable régularisation de la situation le 4 octobre. Toutefois, rien ne semble aller mieux depuis ce matin, car les embouteillages restent, pour l’heure, la règle.

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Selon certaines informations, la situation actuelle serait due à une pénurie cette fois-ci d’essence. Si cette information est avérée, elle laisserait prospérer l’idée selon laquelle ceux à qui les plus hautes autorités du pays ont confié la charge de la gestion et du ravitaillement en carburant de toute sorte ne seraient pas à la hauteur de leur tâche. Car il est incompréhensible que les cuves d’essence se retrouvent vides alors que les mêmes services venaient de résoudre le problème lié à la pénurie de gasoil. Une situation qui témoignerait non seulement d’un manque d’anticipation de la part des autorités compétentes, mais qui serait probablement doublée d’un amateurisme inqualifiable, à l’heure où la Ve République se vante d’être différente de la précédente.

Si la rupture d’essence venait à être confirmée, elle poserait surtout la question de la capacité des administrations compétentes à anticiper les besoins et à garantir un approvisionnement régulier de la capitale. Pire, elle mettrait en lumière l’absence de réserves conséquentes pour répondre à la demande, dans les situations d’urgence. 

À l’heure où les autorités affichent leur volonté de rupture avec le régime déchu, la gestion de cette nouvelle crise constituerait, à n’en pas douter, une épreuve concrète de cette promesse.

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