Rentrée judiciaire 2026-2027 : Oligui Nguema installe trois hauts magistrats à Libreville

La rentrée judiciaire 2026-2027 ouvre une nouvelle séquence à la Cour de cassation, au Conseil d’État et à la Cour des comptes © Dépêches 241

Libreville, le 6 octobre 2026-(Dépêches 241) La rentrée solennelle des cours et tribunaux pour l’année judiciaire 2026-2027 s’est tenue hier, 5 octobre, au palais de justice de Libreville, en présence du Président de la République, Chef de l’État et Président du Conseil supérieur de la magistrature, Brice Clotaire Oligui Nguema. La cérémonie a notamment été marquée par l’installation de trois hauts magistrats à la tête de la Cour de cassation, du Conseil d’État et de la Cour des comptes.

La rentrée judiciaire a été ponctuée par l’installation de André Wora Alonda dans les fonctions de premier président de la Cour de cassation, Jean Gaspard Mintsa Ondo prend, pour sa part, les fonctions de commissaire général à la loi près le Conseil d’État, tandis que Pamphile Moussavou Ibouanga accède à la présidence de la Cour des comptes. Ces installations officielles viennent ainsi entériner les décisions de la session du Conseil supérieur de la magistrature tenue le 16 septembre dernier à Port-Gentil.

Profitant de la solennité de la circonstance, les nouveaux responsables judiciaires ont présenté les principales orientations qu’ils entendent donner aux institutions dont ils ont désormais la charge. S’agissant de la Cour de cassation, l’accent devrait être mis sur le renforcement du dialogue et de la formation des magistrats. Au Conseil d’État, la priorité affichée est celle d’un travail rigoureux et collégial, notamment pour contribuer à la protection des droits des citoyens. 

Du côté de la Cour des comptes, Pamphile Moussavou Ibouanga entend améliorer la qualité des contrôles et renforcer l’assistance de la juridiction financière au Parlement et au Gouvernement dans l’évaluation des politiques publiques. Au-delà de ces orientations institutionnelles, les trois responsables ont affiché une même ambition : accélérer le traitement des dossiers et rendre les décisions de justice dans des délais plus raisonnables.

En définitive, cette rentrée judiciaire 2026-2027 ouvre une nouvelle séquence pour les principales juridictions du pays. Reste désormais à mesurer ces engagements à l’aune de leur mise en œuvre concrète, notamment sur les délais de jugement, la qualité des décisions et, plus largement, la capacité de la justice gabonaise à restaurer durablement la confiance des citoyens.

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