Conditions de travail, sécurité et couverture sociale: les Sucreries du Gabon paralysées par une nouvelle grève

Le syndicat des employés des Sucreries du Gabon est entré en grève, après l’expiration de leur préavis déposé sur la table des responsables de l’entreprise depuis le 18 septembre dernier.© Dépêches 241

Libreville, le 6 octobre 2026-(Dépêches 241). Déposé le 18 septembre dernier sur la table de la direction de l’entreprise, le préavis de grève des employés des Sucreries du Gabon est arrivé à échéance il y a quelques jours. Toute chose qui a contraint ces derniers à cesser toute activité, et à entrer en grève pour revendiquer de meilleures conditions de travail, la sécurité, une couverture sociale et un dialogue avec les responsables de l’entreprise.

Le syndicat des employés des Sucreries du Gabon vient d’entrer en grève générale. Après l’expiration de leur préavis déposé le 18 septembre dernier, les travailleurs de cette boîte ont décidé de paralyser le fonctionnement régulier de l’entreprise, en cessant notamment toute activité. Au cœur de leurs revendications, les conditions de travail, la santé et la sécurité, les équipements de protection individuelle, les avantages sociaux, la formation ainsi que le respect de certaines dispositions des accords signés avec la direction de l’entreprise.

Une entreprise en grande difficulté structurelle et industrielle

Les difficultés de l’ancêtre de SUCAF ne datent pas d’aujourd’hui. Le 28 août 2026, le gouverneur de la province du Haut-Ogooué, Jacques Denis Tsanga, avait déjà effectué un déplacement sur le site, à l’effet de s’enquérir de la situation de l’entreprise, et celle des employés. Profitant de cette visite du premier responsable de province, les responsables des Sucreries du Gabon avaient déjà alerté sur la situation financière « très difficile et très menacée » de leur boîte, appelant dans le même temps l’État à injecter davantage de moyens dans cet outil de production indispensable.

Des salariés qui redoutent de perdre leur outil de travail

Au-delà des revendications légitimes des employés, se joue désormais un enjeu particulièrement important: c’est la crainte de perdre plusieurs emplois et une éventuelle fermeture de la boîte. « On ne veut pas que notre entreprise meurt », a résumé un salarié des Sucreries du Gabon. C’est donc l’avenir de la boîte qui pourrait se décider dans les prochains semaines.

Les grévistes espèrent désormais une intervention des plus hautes autorités du pays et la reprise des discussions avec leur direction, afin de préserver leur outil de travail qui permet encore d’approvisionner le marché national, mais qui reste également un acteur économique stratégique de la province.

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