Loi sur les Partis politiques: le jeu de yo-yo des autorités agace-t-il déjà les formations politiques ?

Alors que le dernier délai de la conformité à la loi des partis politiques s’est achevé depuis le 7 juin 2026, la liste finale de partis retenus se fait toujours attendre. © Dépêches 241

Libreville, le 12 octobre 2026-(Dépêches 241). Dans une nouvelle déclaration, plusieurs Partis politiques légalement reconnus sont montés au créneau pour dénoncer ce qu’ils qualifient de cafouillage administratif.  Pour ces formations politiques, le Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, en tant que garant de la stabilité des Institutions devrait reprendre la main sur ce dossier car, le Conseil des ministres du 18 septembre dernier semble avoir ouvert la voie à une cacophonie en entérinant la modification du texte du 27 juin 2025 régissant les Partis politiques, quand de son côté, le Journal officiel confirme que cette édition avait été retirée en raison d’erreurs matérielles et remplacée par celle du 30 juin.

L’Union Démocratique et Républicaine (UDERE), le Mouvement Politique Orange (MPO), l’Union Pour la République (UPR), l’Union des Forces Nouvelles (UFN) et le Parti Républicain et Démocratique (PRD), cinq formations politiques légalement reconnus ont décidé de prendre la parole hier, à l’effet d’interpeller le Président de la République sur la nécessité de mettre de l’ordre dans le paysage politico-juridique du pays. 

Pour ces responsables politiques, il ne serait pas pertinent de suivre le nouveau projet de modification adopté en Conseil des ministres le 18 septembre dernier, allant notamment dans le sens d’une nouvelle mise en conformité, même alors que la précédente procédure n’a pas encore été définitivement soldée. Pour toutes ces raisons, ils appellent « au plus haut niveau » à l’arbitre du Chef de l’État, en vue de « convoquer dans les meilleurs délais, une concertation politique inclusive ».

À quoi joue finalement le trio Oligui Nguema, Ndong Obiang et Nguema Mba ?

Si le besoin de réguler le paysage politique Gabonais à l’issue du Dialogue National Inclusif procédait d’une ambition noble, en ceci précisément qu’il était infesté de Partis ne disposant pas de tous les éléments nécessaires à la reconnaissance juridique d’une écurie politique, la tournure prise aujourd’hui par cette initiative interroge de plus en plus dans l’opinion.

Entre modification sournoise du texte initial, nouveau report sur la date de mise en conformité des Partis politiques légalement constitués et contestations multiples de l’interprétation de cette nouvelle Loi, les acteurs politiques restent sans réponse claire sur le sujet. Pire, alors qu’un premier examen était en train d’être effectué, pour dit-on, trier le bon grain de l’ivraie, le 18 septembre 2026, le Conseil des ministres a entériné une autre propagation, laissant une nouvelle fois les Partis politiques ayant satisfait aux exigences de la Loi en attente.

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