Comptes gelés d’Ali Bongo: l’ancien chef d’État saisit la cosumaf pour récupérer ses avoirs 

L’ancien chef de l’État gabonais saisit la Cosumaf dans le bras de fer qui l’oppose à la banque dirigée par Henri Claude Oyima
© Dépêches 241

Libreville, le 13 octobre 2026-(Dépêches 241). Déposé en août 2023, Ali Bongo Ondimba a vu ses comptes domiciliés à BGFIBank Gabon être gelés. Depuis lors, l’ancien chef d’État gabonais avait engagé une bataille judiciaire pour tenter de récupérer l’accès à ses comptes. Toujours sans succès, il a décidé de saisir ce 12 octobre 2026 la Commission de Surveillance du Marché Financier de l’Afrique Centrale (Cosumaf) pour récupérer ses avoirs. Une requête qui internationalise désormais la bataille du fils d’Omar Bongo contre la banque dirigée par Henri Claude Oyima. 

Ali Bongo Ondimba a décidé d’internationaliser son combat contre BGFIBANK Gabon. L’information a été donnée par Jeune Afrique. Selon le média panafricain, l’ancien Président de la République du Gabon a interpellé le gendarme financier de la sous-région, la Commission de Surveillance du Marché Financier de l’Afrique Centrale (Cosumaf), à l’effet d’alerter sur le conflit qui l’oppose au groupe bancaire tenu par Henri Claude Oyima.

Un gel des avoirs sans notification de justice ?

Toujours selon le journal Jeune Afrique, les comptes d’Ali Bongo Ondimba logés à BGFIBank Gabon auraient été bloqués au nom d’une ordonnance judiciaire du juge du cabinet d’instruction spécialisé numéro un du Parquet de Libreville ordonnant la mise sous séquestre des comptes du couple. Une idée fortement contestée par le clan de l’ancien chef d’État qui dit n’avoir jamais été notifié de cette décision.

Un dossier qui pourrait bientôt transcender les frontières africaines ?

Bien avant de saisir la Commission de Surveillance du Marché Financier de l’Afrique Centrale (Cosumaf), Ali Bongo Ondimba avait déjà initié une démarche similaire auprès de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (Cobac), démarche restée sans succès à ce jour. Pour récupérer ses avoirs, le fils d’Omar Bongo n’exclut plus la possibilité de saisir l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR), en raison de la présence de BGFIBank en France.

Joints au téléphone par la rédaction de Jeune Afrique, ni le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Augustin Émane, ni le PDG de BGFIBANK Gabon, Henri Claude Oyima, n’ont tenu à faire un quelconque commentaire sur le dossier.

One Commentaire

  1. Obaghe thierry

    Quant les éléphants se battent,les gazelles s’enfuient et c est la forêt qui en paie le prix

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