
Libreville, le 15 octobre 2026-(Dépêches 241) Le Conseil des ministres, présidé par Brice Clotaire Oligui Nguema au palais Rénovation, a adopté plusieurs mesures individuelles, dont l’éviction de Parfait Eyi du poste de directeur général adjoint de l’Autorité de Regulation des Communications Electronique et des Postes (ARCEP). Cette décision intervient alors que l’intéressé occupait ces fonctions depuis près de trois ans, après son retour au Gabon au lendemain de la chute de l’ancien régime.
Ancien activiste de la diaspora, Parfait Eyi s’était fait connaître par des sorties virulentes et des attaques verbales contre de nombreuses personnalités publiques, y compris l’actuel président de la République. Sa nomination à l’ARCEP, après le coup d’État d’août 2023, avait déjà suscité des interrogations en raison de son profil controversé.
Aujourd’hui limogé, son avenir reste incertain. Va-t-il revenir à ses activités militantes, se faire discret ou tenter de rebondir en vue d’une nouvelle nomination ? La question reste ouverte, et seule l’évolution de la scène politique gabonaise permettra d’y répondre.
Ce limogeage illustre les recompositions politiques à l’œuvre au Gabon et la fragilité des positions acquises dans le sillage de la transition. Il met aussi en lumière le parcours singulier d’une figure passée de l’activisme radical à des responsabilités institutionnelles, avant d’en être écartée. Seul l’avenir dira si Parfait Eyi disparaît de la scène publique ou s’il tente un nouveau retour.







