
Libreville, le 6 octobre 2026-(Dépêches 241). Après deux années passées au Parquet de Port-Gentil, le temps est venu pour le magistrat Rodrigue Ondo Mfoumou de tourner une page importante de sa vie professionnelle et de dire au-revoir à ses collaboratrices. Dans un discours direct et particulièrement saisissant, il n’a pas manqué de souligner la richesse exceptionnelle de cette aventure humaine qui a duré deux ans. Au moment d’aller désormais remplir ses nouvelles fonctions de Substitut Général au Parquet Général de la Cour d’Appel Judiciaire de Libreville, il est revenu tour à tour sur les succès remportés avec ses collaboratrices, les défis complexes relevés et les moments de doute surmontés avec celles-ci. Nous publions in extenso ses mots d’au-revoir à l’endroit de ses collègues.
« Mesdames les Magistrates du Parquet,
Mes chères collègues,
À l’heure où je m’apprête à quitter le Parquet de la République du tribunal de première instance de Port-Gentil pour rejoindre le Parquet Général de la Cour d’Appel judiciaire de Libreville, c’est avec une profonde émotion que je m’adresse à vous.
Les années passées à vos côtés auront été pour moi une expérience professionnelle et humaine d’une richesse inestimable. J’ai eu l’honneur de servir la justice à la tête d’un Parquet composé de Magistrats compétents, loyaux, dévoués et profondément attachés aux valeurs de notre institution.
Ensemble, nous avons fait face à des défis complexes. Ensemble, nous avons défendu l’ordre public, protégé les libertés, veillé à l’intérêt général, parfois dans des conditions difficiles, mais toujours avec le sens du devoir.Je pars avec la fierté d’avoir appartenu à cette famille.
Vous étiez majoritairement des femmes au Parquet mais, cela n’a en rien freiné le travail qui devait être accompli, vous avez été des femmes qui se sont mises dans la peau des hommes pour travailler d’arrache-pied afin de faire honneur à la justice.
Comme je le disais régulièrement pour vous mettre au travail aussi bien au palais de justice que sur le terrain » AU PARQUET, IL N’Y A PAS DE FEMMES MAIS DES HOMMES « . Cette consigne avait été respectée par chacune d’entre vous et j’en suis également fier.
Je tiens à exprimer à chacune d’entre vous ma sincère gratitude pour votre soutien indéfectible, votre collaboration franche, votre respect et votre amitié.
Si j’ai pu parfois exiger beaucoup, sachez que c’était toujours guidé par l’exigence de la fonction, le respect que je porte à notre profession et pour bien vous former.
Je quitte le Parquet de la République du Tribunal de Première Instance de Port-Gentil, mais je ne quitte pas la famille judiciaire. La Cour d’Appel n’est qu’une autre étape au service de la même justice. Mes portes vous resteront toujours ouvertes. Je pars donc avec le sentiment du devoir accompli, grâce à vous.
La justice nous rassemble et nous rassemblera toujours. Je reste votre Chef, votre aîné Collègue, votre frère et demeure à votre disposition.
Je vous souhaite à toutes une excellente continuation dans vos nobles missions et que Dieu bénisse notre institution.
Avec ma parfaite considération et mon estime fraternelle. »







