Affaire téléphones cassés: le Principal du C.E.S Mandela doit-il rembourser les appareils détruits ?

Le Principal du C.E.S Mandela s’est-il rendu coupable de destruction de bien d’autrui ?© Dépêches 241

Libreville, le 3 novembre 2026-(Dépêches 241). Une vidéo montrant le Principal du Collège d’Enseignement Secondaire Nelson Mandela de Libreville, en train de détruire plusieurs téléphones portables appartenant aux élèves de son établissement, continue de diviser l’opinion publique. D’un côté, les tenants de la thèse de la destruction, qui soutiennent l’action posée par le responsable d’établissement, de l’autre, ceux qui l’accablent de critiques, estimant qu’il se serait mis en marge de la légalité, en détruisant notamment des biens privés, au regard des dispositions de l’article 337 du Code pénal gabonais, issu de la loi n°006/2020 du 30 juin 2020.

La scène a heurté la sensibilité de beaucoup d’observateurs. Un principal, détruisant publiquement les téléphones portables de ses élèves, saisis à l’occasion d’une fouille. Plusieurs jours après, l’image continue de cliver l’opinion. Si certains se disent favorables à la démarche du Principal, un membre important de la communauté éducative a tenu à apporter des éclaircissements sur la gestion de ce type de situation.

Interrogée sur le sujet par nos confrères de Gabon 24, Marie Laure Eliwa, Coordinatrice Générale de la santé et du bien-être au Ministère de l’Éducation Nationale a été formelle: « le téléphone étant interdit, il est récupéré au sein de l’établissement (…) les parents de cet élève sont convoqués, et pour cette rencontre le téléphone doit être restitué aux parents », a-t-elle d’abord tranché.

Toujours au sujet de la même actualité, elle a poursuivi en soutenant sans ambiguïté que « casser le téléphone d’un enfant est une violence économique, et surtout que le code pénal est clair là-dessus, il interdit la destruction des biens, ça a il faut quand-même le notifier. Et le code pénal est au-dessus de tous les textes régissant la vie en milieu scolaire », a ajouté Marie Laure Eliwa.

Le Principal est-il désormais tenu de rembourser les appareils détruits ?

Suivant les explications de la Coordinatrice Générale de la santé et du bien-être au Ministère de l’Éducation Nationale et en lisant de manière attentive l’article 337 du Code pénal gabonais issu de la loi n°006/2020 du 30 juin 2020, le Principal du C.E.S Mandela s’est manifestement rendu coupable de la destruction volontaire d’un bien d’autrui, un délit puni par une amende pouvant aller jusqu’à 5 millions de francs cfa et un emprisonnement allant jusqu’à 5 ans.

Alors que cette actualité continue de susciter des vives réactions, il appartient désormais au ministère de tutelle d’éteindre cet incendie, en venant mettre de l’ordre dans la maison Éducation Nationale, avant que d’autres dérives de la même nature ne soient enregistrées au sein d’autres établissements.

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