
Libreville, le 6 novembre 2026-(Dépêches 241). Confrontées à d’importantes tensions de trésorerie, de nombreuses entreprises exerçant dans le domaine du BTP au Gabon réclament à l’État le règlement de plusieurs dizaines de milliards de francs cfa d’impayés, et de décomptes non réglés. Il s’agit principalement de Porteo BTP, de Covec et de Sinohydro.
Plusieurs chantiers de BTP lancés pendant la Transition sont aujourd’hui à l’arrêt. En cause, des retards incessants de paiements aux entreprises adjudicataires par l’État gabonais. Une situation qui a récemment conduit ces entreprises à réclamer à la partie gabonaise, le paiement de leurs dûs, en vue de la reprise et de l’achèvement des travaux.
Les montants réclamés sont particulièrement énormes
Engagé sur plusieurs axes routiers, Covec réclame près de 9 milliards de fcfa d’arriérés et de reliquats. De son côté, Sinohydro attend également le paiement d’environ 16 milliards de fcfa pour des travaux déjà exécutés, notamment sur le tronçon Ndendé–Doussala, long de 46 kilomètres, y compris les décomptes non réglés. En conséquence de ces retards, la Banque Africaine de Développement (BAD) a fini par geler ses décaissements sur ce projet depuis le 1er mars 2026.
Quant à Porteo BTP, impliqué sur l’imposant tronçon Alembé–Lopé–Mikouyi long de 306 kilomètres, le sort reste le même. Sur les 140 milliards de fcfa de budget annoncés pour cet axe, l’entreprise peine toujours à entrer en possession de la totalité de son dû, faisant donc face à des tensions de trésorerie qui l’empêchent d’avancer à un rythme soutenu sur ce chantier.
En réaction, le Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, avait convoqué le 28 octobre dernier les entreprises concernées au Palais présidentiel, afin d’examiner en détail la situation financière, de faire le point sur les retards et les difficultés à l’origine de ces blocages.







