
Libreville, le 20 janvier 2025 – (Dépêches 241). Adopté récemment par les parlementaires de la Transition, le nouveau code électoral continue de susciter de vives critiques au sein d’une opinion de plus en plus sceptique sur la capacité des nouvelles autorités à véritablement redresser le pays. Alors que la volonté populaire issue du dernier Dialogue National Inclusif d’Angondjé appelait à la suppression du Sénat au Gabon, les parlementaires de la Transition viennent de tordre le cou à ce souhait du peuple, faisant même passer le nombre de Sénateurs de 52 à 60, rapporte notre confrère Gabon Media Time.
Les nouvelles lois du pays reflètent-elles la volonté populaire telle que cela est clamé par les nouveaux dirigeants du Gabon? En bien des aspects, il n’en est rien. De la suspension du Parti Démocratique Gabonais (PDG), principal ingénieur du chaos dans lequel se trouve le Gabon, à la suppression du Conseil National de la Démocratie (CND), du Conseil Économique, Social et Environnemental ainsi que du Sénat, aucune de ces résolutions formulées par les gabonais au Dialogue National Inclusif d’Angondjé n’a été respectée et appliquée à ce jour.
Pire, les parlementaires de la Transition, comme dans un souverain mépris, viennent d’adopter à l’unanimité un code électoral particulièrement critique, maintenant un découpage électoral inégal, refusant d’écraser le fichier électoral querellé et augmentant le nombre de Sénateurs, passant désormais de 52 à 60 pour « renforcer la représentativité de toutes les composantes du pays », a déclaré Herman Immongault, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité.
Une augmentation du nombre de Sénateurs très mal accueillie dans l’opinion, au regard des milliards engloutis par cette institution, alors qu’il continue de manquer de structures et de personnels de santé ainsi que d’enseignants dans plusieurs établissements de l’intérieur du pays, alors qu’il manque cruellement des routes praticables en toutes saisons. Pour finir, alors que la tendance et la dynamique sont à la suppression du Sénat dans plusieurs pays africains, le Gabon choisit d’alourdir ses charges en augmentant le nombre de Sénateurs pour un travail que les députés pourraient aisément accomplir.








C’est du grand n’importe quoi !!! Voici encore la preuve que les aspirations du peuple ne sont pas prises en considération par les députés de la soit disant transition !!! Ils font comme bon leur semble et nous nous retrouverons dans une situation pire que la précédente !!!