Ntountoume Ayi: « Nous allons à l’Assemblée pour veiller et accompagner la mise en œuvre du projet pour lequel Oligui a été élu »

Jean Gaspard Ntountoume Ayi candidat de l’Union nationale dans le 2ᵉ arrondissement d’Akanda

Libreville, le 17 septembre 2025- (Dépêches 241). À l’approche des élections législatives et locales prévues le 27 septembre 2025, Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, candidat de l’Union nationale dans le 2ᵉ arrondissement d’Akanda, expose sa vision politique et ses priorités pour les populations. Dans cet entretien accordé à Dépêches 241, il revient sur son engagement, assume son soutien au programme du président Brice Clotaire Oligui Nguema et précise le rôle qu’il entend jouer à l’Assemblée nationale.

Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi : « Nous allons à l’Assemblée nationale pour défendre et accompagner le projet du président Oligui Nguema »

À quelques jours du lancement de la campagne pour les élections législatives et locales du 27 septembre 2025, Dépêches 241 est allé à la rencontre de Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, candidat de l’Union nationale dans le 2ᵉ arrondissement d’Akanda. Dans cet entretien, il revient sur son engagement politique, son projet pour la commune et son positionnement vis-à-vis du programme présidentiel d’Oligui Nguema.

Dépêches 241 : En 2018, vous étiez déjà candidat face à Franck Nguema. Vous aviez perdu. Qu’est-ce qui a changé aujourd’hui et qui pourrait vous permettre de remporter cette élection ?

Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi : En 2018, nous étions plusieurs candidats et c’est lui qui a gagné. En 2023, j’avais retiré ma candidature, puis il y a eu le coup d’État. Les militaires ont justifié leur action en disant que les élections avaient souvent été tronquées, et beaucoup de Gabonais ont semblé approuver cette analyse. Pour ma part, rien n’a changé : ni mon engagement, ni ma vision pour le pays. Je dis souvent qu’on aurait pu reprendre les mêmes affiches de 2023 et les remettre en 2025, tant ma position est restée constante. Ce n’est pas le cas de tous les candidats. L’électeur saura juger.

Dépêches 241 : Quel est le projet de société que vous proposez aux électeurs d’Akanda ?

Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi : Il faut distinguer les deux scrutins. Pour les législatives, le rôle du député a changé avec la nouvelle Constitution. Le gouvernement n’est plus responsable devant l’Assemblée, et donc notre rôle sera d’accompagner le projet présidentiel. Le 12 avril dernier, mon parti et moi avons soutenu la candidature d’Oligui Nguema, et nous irons défendre à l’Assemblée le programme pour lequel il a été élu.

Pour les municipales, c’est différent. L’Union nationale a un projet clair. En 2018, nous avions 11 conseillers sur 47 et nous avions un bilan. Les besoins sont connus : plus d’écoles publiques — Akanda compte près de 70 000 habitants dans le 2ᵉ arrondissement pour seulement deux établissements publics. Il faut aussi régler les problèmes d’eau, comme au CICIBA. Nos priorités sont celles du quotidien des Akandais.

Dépêches 241 : Certains estiment que vous misez surtout sur l’image et le projet du président Oligui Nguema plutôt que sur vos propres propositions. Que leur répondez-vous ?

Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi : J’assume totalement. Je n’ai pas soutenu Oligui Nguema par amitié personnelle, mais parce que je crois en son projet pour le pays. Ce n’est pas l’homme que je porte, c’est son programme. Je demande simplement aux Gabonais de juger ma capacité à défendre ce projet à l’Assemblée. Aujourd’hui, il existe un consensus national autour de ce programme. La vraie question est : qui peut aller à l’Assemblée et dire au gouvernement quand il sort des rangs ? Je crois que je fais partie de ceux qui peuvent remplir ce rôle.

Dépêches 241 : Si vous êtes élu député, seriez-vous prêt à contester certains aspects du projet présidentiel ?

Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi : Bien sûr. Comme disait Laurent Gbagbo : « La démocratie, c’est être dans la même maison sans être toujours d’accord. » Nous approuvons le projet du président, mais pas nécessairement chaque virgule. Notre rôle à l’Assemblée sera de hiérarchiser les priorités et de dire, quand c’est nécessaire, que tel aspect n’est pas urgent ou pas adapté. La nouvelle Constitution rétablit aussi le mandat impératif nul : si les Akandais m’élisent, c’est pour que j’aille défendre mes convictions, en toute transparence.

Dépêches 241 : Monsieur le candidat, merci pour cet entretien.

Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi : C’est moi qui vous remercie.

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