Gabon: « Je suis logé sur l’avenue des Champs-Elysées avec l’argent du contribuable », quand Jean Delors Biyogue nargue avec mépris et condescendance les gabonais 

Le DG de l’AGASA Jean Delors Biyoghe n’en finit plus de faire parler de lui © Dépêches 241

Libreville, le 8 juillet 2026-(Dépêches 241). Alors que l’institution qu’il dirige est en pleine tourmente liée à de forts soupçons de malversations financières et de détournements de fonds, le Directeur Général de l’AGASA brille par une attitude particulièrement désinvolte. Dans un échange téléphonique rendu public par la militante des droits humains et activiste gabonaise Nelly Ngabima, affectueusement appelée « Princesse de Souba », Jean Delors Biyogue Bi Ntougou nargue sa compatriote, déclarant avec un zeste de condescendance qu’il est « logé sur les Champs-Elysées avec l’argent du contribuable ». Un acte d’un souverain mépris vis-à-vis de nombreux contribuables gabonais qui peinent parfois à joindre les deux bouts, quand une petite élite politique et administrative s’offre indûment une vie de Nabab.

Commentaires moqueurs vis-à-vis des internautes qui critiquent son management, esquisse de danse devant les syndicalistes de son administration, alors que ces derniers manifestaient au rez-de-chaussée de l’immeuble abritant les locaux de l’AGASA pour réclamer de meilleures conditions sociales et professionnelles, reprise et partage quasi systématique des publications d’articles de presse exposant sa gouvernance, Jean Delors Biyogue Bi Ntougou semble être en permanence dans la provocation. 

Alors que son administration est au centre d’une vive polémique pour suspicion de détournements de recettes au sein des différentes délégations provinciales, alors qu’il reste lui-même soupçonné d’avoir voulu faire entrave à l’action de la justice, en procédant notamment à la mutation d’un agent visé par une procédure judiciaire, le Directeur Général de l’AGASA tente encore de minimiser l’ampleur de la situation que traverse la boîte qu’il dirige. 

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Pire, il n’hésite jamais à vouloir ridiculiser toute personne formulant des critiques à sa gouvernance. Son obsession de tourner en dérision toute diatribe formulée à son encontre vient de le conduire à l’indécence. Répondant par voie de messagerie à l’activiste « Princesse de Souba », celui qui briguait la magistrature suprême dans un passé récent s’est caricaturalement vautré dans une bassesse qui contraste avec la posture d’homme d’État que sa fonction lui exige. « Je suis présentement en France. Logé sur les Champs-Elysées avec l’argent du contribuable », a-t-il lancé à sa compatriote. 

Des propos qui en disent long sur le portrait éthique et psychologique de ce haut commis de l’État. Censé incarner la droiture, la mesure et la pondération, Jean Delors Biyogue Bi Ntougou tend à se signaler ces derniers temps par la légèreté, l’avanie et la raillerie permanentes. Une façon de narguer en permanence qui commence à insupporter l’opinion, et qui mérite que le détenteur exclusif du pouvoir de nomination y jette un regard lucide. 

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