
Libreville, le 14 octobre 2026-(Dépêches 241) Depuis plusieurs jours, une pénurie de timbres est signalée dans les mairies. Cette rupture de stock ralentit le travail des agents municipaux tout en empêchant les usagers de légaliser leurs documents administratifs. Une situation qui a conduit le maire de la commune de Libreville, Eugène Mba, à suspendre l’exigence du timbrage dans le processus de légalisation des documents relevant de la municipalité.
Actes de naissance, photocopies de passeport, procurations et bien d’autres documents sont confrontés à des difficultés de légalisation dans différentes mairies de la capitale, Libreville. En cause, l’absence criante de timbres dans ces administrations depuis plusieurs jours déjà. Au regard de cette situation et de l’obligation d’assurer la continuité du service public, le maire de la commune de Libreville a opté pour une suspension de l’obligation de timbrage dans le processus de légalisation des documents administratifs et d’état civil.
Une décision qui vient soulager les citoyens, lesquels éprouvent de grandes difficultés à effectuer leurs démarches administratives, à constituer leurs dossiers ou à postuler à des emplois, faute de documents conformes et dûment légalisés. Ce sera désormais chose faite grâce à cette mesure du premier magistrat de la ville de Libreville. Ne sachant pas à quel moment la municipalité réceptionnera sa prochaine commande de timbres, cette mesure vient à point nommé, car elle permet également de maintenir la fluidité des services dans les mairies.
Toutefois, cette pénurie soulève une question plus profonde concernant l’approvisionnement du pays en timbres administratifs. Le fait que le Gabon importe ces produits au lieu de les fabriquer localement contribue à sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur. Une telle situation expose les administrations à des ruptures de stock susceptibles de perturber le fonctionnement des services publics et de compliquer les démarches des usagers.
Face à cette dépendance, les autorités gabonaises devraient envisager la création d’unités nationales de fabrication de timbres administratifs. Au-delà de la sécurisation de l’approvisionnement, une telle initiative permettrait de renforcer l’autonomie du pays, de réduire sa dépendance aux fournisseurs étrangers qui peuvent suspendre ou décider d’interrompre les livraisons pour des raisons diverses.
Ainsi, la suspension temporaire de l’obligation de timbrage constitue une réponse immédiate aux difficultés rencontrées par les usagers. Mais cette mesure ne saurait, à elle seule, résoudre le problème de fond. Il appartient aux autorités de tirer les leçons de cette pénurie et d’étudier des solutions durables, afin que l’accès aux services administratifs ne soit plus compromis par l’indisponibilité d’un produit aussi essentiel que le timbre.







