
Libreville, le 19 Octobre 2026 – (Dépêches 241). Ce vendredi 16 octobre, la place d’armes de la Légion Ouest a vu le colonel Cyril Moudoumenene prendre le commandement de la gendarmerie à Port-Gentil. Une passation de charge comme les armes en connaissent, mais voilée de deuil car le promu succède au colonel Jean Délis Makita, disparu, et à qui l’unité n’a pas fini de rendre hommage.
Il y a des cérémonies où le protocole suffit, et d’autres où il ne parvient pas à tout contenir. Celle-ci était de celles-là. Devant les autorités civiles et militaires, sous la présidence du Général de Brigade Anicet Anguilet, chef d’état-major de la Gendarmerie mobile, le fanion de la Légion Ouest est passé aux mains du colonel Cyril Moudoumenene. Le geste est ancien et son sens n’a pas changé : autorité, responsabilité, continuité. Mais l’assistance avait en tête celui dont le fauteuil est resté vide.
Le nouveau commandant de la Légion Ouest Port-Gentil, qui perd en Jean Délis Makita un frère d’armes, remplace un homme qu’il connaissait bien, et l’émotion a affleuré tout au long du cérémonial, dans les silences plus que dans les mots.
Autour du général Anguilet (Chef d’État Major de la Mobile) , le général Jean Aimé Mossié (Chef d’État Major de la Départementale), le général Nzengue Metro (Directeur Général de la Recherche), et Benjamin Bandjoumbou (Directeur générale de l’organisation et des personnels ) rappelaient que l’institution bien que meurtrie, elle, tient le cap.
Un officier aguerri qui connaît le terrain
Le parcours du colonel Cyril Moudoumenene est celui d’un gendarme qui a beaucoup servi. Il a dirigé le Groupement des unités du quartier général, commandé la Légion mobile Centre-Ouest, tenu la gendarmerie de Makokou, dans l’Ogooué-Ivindo, avant de passer par l’inspection de la gendarmerie nationale.
Le terrain d’abord, le contrôle ensuite : une formation complète, qui lui sert aujourd’hui. À Port-Gentil, il promet d’être autant sur le terrain qu’au bureau. Dans ce métier, c’est la présence du chef qui rassure les hommes et décourage ceux qui seraient tentés de profiter d’une brèche.
Dans le sillage de Colonel Jean Délis Makita ?
Reste l’héritage. Les habitants de l’Ogooué-Maritime attendent beaucoup de leur nouveau commandant, d’autant que son prédécesseur laisse le souvenir d’un officier dont la compétence et le travail sont salués de tous. Sécurité des populations, maintien de l’ordre public, coordination avec les autorités locales : les missions n’attendent pas.
Le colonel Makita a posé les jalons, le colonel Moudoumenene devra faire de la discipline et de la réactivité sa signature. Un képi en a remplacé un autre. La façon de le porter, elle, se jugera dans la durée et en fonction des résultats.







